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MAINSAT
canton de Bellegarde-en-Marche

 

Département de la Creuse

 
 

Photographies:

Villages en 2001:
Bagros, Bellevue, La Besse, Le Breux, La Caborne, Caoust, Chagot, Les Chaizes, Champtrufaud, La Chapelle,
La Charaize, Chassidouze, La Chaumette, Les Chaumettes, Chez-Bartaud, Chez­Bramour, La Chirade, Les Clozeaux,
Le Cluzeau, Le Cluzeau-Boyer, Courtiat, Courtieye, Courtitaras, Le Croizet, Eculneix, Le Faux, La Faye, La Ferme,
La Forêt, Le Four, Le Fourayaud, Le Fraisse, Le Gasnon, La Grange, Les Graves, Labrot, Leyrat, Machaboueix, Le Mont, Monteige, Montgrenier, La Nouzière, Pellevoisin, Les Portes, Poux, Pradas, Pradettes, Rebeyreix, Redonfaud, Ronchaud,
Le Sibioux, Soubrebost, Le Treix, La Vaisse, Vaurennes, Villebat, Villefumade, Les Zugauds.

Notice par A. Leclerc
Dictionnaire Topographique, archéologique et historique de la Creuse
chez Vve H. DUCOURTIEUX, Limoges, 1902:
 

MAINSAT
est le chef-lieu d'une commune dans le canton de Bellegarde, arrondissement d'Aubusson,
qui a une superficie de 3,497 hectares, avec une population de 2.179 habitants.
Son altitude au nord, sur les bords d'un affluent de la Tardes, est de 521 mètres au-dessus du niveau de la mer;
les hauteurs de sa limite sud-ouest s'élèvent à 632 mètres.

Dans les siècles passés on écrivait ce nom de la manière suivante :
Apud Maencact, 1165.
Decima Maenchagt, 1195.
Maencac, 1199.
Capelannus de Maenchac, 1199, Prior Manciaci, 1203 et 1246, Mancac, 1219,
Maenzac, 1231. (Cartulaire de Bonlieu).
Maincac, mal Manicac 1285. (Baluze, miscell, I, 283).
De Manciaco, 1324, de Manciaco, 1317. Chastellanie de Maynsat, 1396, (Ch. de Beaulieu).
Dominus de Mainsaco, 1397. (Coll. Gaign. 186, p. 7)
Priori et Capellanus de Mansac, XIV° siècle. (Pouillé).
Parrochia de Mensaco, 1404. (Ch. de Ternes).
Menzat, 1441, (Arch., du marquis de Bonneval).
Minsat, 1458. (Rég. de Brunet).
Mainsat, 1481 (Terr. de Bonlieu).
Manssat 1496. Mainssac, 1500. (Terr. d'Evaux).
Mainsac, 1534. (Ch. de Blessac).
Paroisse de Mainssac, 1565. (Ch. de Bonlieu).

Mainsat qui était clans l'ancien archiprêtré (le Combraille, avait un prieuré simple d'hommes, dont la fête patronale était l'Assomption de la Sainte Vierge, jadis la Fête-Dieu. Il avait été fondé au XIII° siècle, dépendait de l'ordre de Cluny, et était désservi par deux religieux et le prieur. Le prieur de Souvigni, diocèse de Clermont y nommait le titulaire en 1'749, 1738. N... Tarde fut nommé prieur en 1739, et y était encore ea 1783.

La cure avait 1.280 communiants, ce qui suppose une population de 1.700 et quelques habitants.
On trouve des nominations de curé faites par le prieur Souvigni en 1438, 1721, et par l'évêque de Limoges en 1647, 1660, 1664, 1759)
Jean Dupré, docteur en théologie, était curé de Mainsat en 1761. N..... Cartier mourut curé de Mainsat, en avril 1759.  Antoine Cartier fut nommé curé en mai 1759. Pierre Cartier lui succéda en 1777, il se réfugia en Suisse pendant la persecution révolutionnaire. En 1803, Antoine Cathy, ancien vicaire de Mainsat, en fut nommé curé el y resta iusqu'en 1826. Joseph Desparganat, nommé en 1826. N Vialette en 1848. N...Petit en 1851 .
Jean Célérier en 1854. Gabriel-Joseph Pichon en 1891.

Au siècle dernier il y avait une communauté de prêtres dans cette paroisse, un hospice établi en faveur des pauvres par Madame la vicomtesse de Narbonne, desservi par des sœurs de Saint-Vincent de Paul aussi dès le siècle dernier, et rétabli en 1832, et une chapelle rurale dite de Notre-Dame.

L'église de Mainsat avait une vicairie, dite de La Roche Aymon fondée en 1773, par ou pour le cardinal
Charles-Antoine de La Roche-Aymon, archevêque de Reims et Grand-Aumônier de France. Les seigneurs de La Roche-Aymon en en nommaient les titulaires.

L'église vient d'être reconstruite (1836-1837), en style de la Renaissance, aux frais de Madame la duchesse de Narbonne et de la famille de la Rocheaymon. Une plaque de marbre, placée clans la chapelle de cette famille, du côté de l'évangile, porte cette inscription : « A la mémoire de dame Antoinette-Françoise-Claudine de La Rocheaymon, duchesse de Narbonne, née le 13 juin 1750, morte le 12 avril 1838, dame d'honneur de Mme Adélaïde, fondatrice de l'église et de l'hospice de Mainsat. Elle fut grande devant Dieu et devant les hommes. Requiescat in pace. »

 

Le château de Mainsat est vaste, mais sans architecture. Une partie est du XV° siècle, l'autre du XII°. On y trouve une splendide galerie de portraits sur toile des La Roche-Aymon, depuis Renaud Il de La Roche Aymon, seigneur de Mainsat, mort en 1630, jusqu'à nos jours.

Cette famille, bien que possédant le château de La Roche-Aymon, commune d'Evaux, le quitta en 1195, pour venir faire sa résidence dans celui de Mainsat où elle est encore. C'est là que naquit, en 1692, Charles-Antoine de La Roche-Aymon, archevêque de Reims, grand aumônier de France, cardinal, qui sacra et couronna Louis XVI, le 11 juin 1775.

Les armes de cette famille sont: de sable, semé d'étoiles ou molettes d'or, art de même brochant, lampassé et armé de gueules.

Le village des Portes a été pendant quelque temps le chef-lieu d'une paroisse.
Voici dans quelles circonstances elle fut érigée: Gilbert de Durat, chevalier seigneur des Portes, La
Cellette et Saint-Mioux, bailli du pays de Combraille, exposa que les droits honorifiques lui avaient été adjugés par arrêt du Parlement de Paris du 4 décembre 1621, et par exprès le droit de titre et ceinture funèbre, avec ses armes et écussons, au dedans et au dehors de la chapelle de Saint-Jean, fondée par ses prédécesseurs dans l'église de Mainsac, contre Arnaud de La Roche-Aymon, chevalier, seigneur de Mainsac, Roussines, et baron de Bamont; mais que cette décision avait causé de grands différends entre les parties et leurs auteurs, qui s'étaient portés à de grandes extrémités, même au péril de leur vie et ruine de leurs familles: que pour obvier aux incommodités que ressentaient la plus grande partie des habitants de Mainsac, il était à propos d'ériger une église paroissiale aux Portes. Le décret d'érection fut donné le 13 avril 1630. Cette nouvelle cure, appelée quelquefois annexe de Mainsat, avait 200 communiants, ce qui 'suppose 967 habitants. Sa fête patronale était la nativité de Saint-Jean et Saint-Sébastien. L'évêque de Limoges y nomma un titulaire en 1713, mais ce droit de nomination appartenait à la famille du fondateur. Ainsi Gilbert de Durat, comme seigneur des Portes y nommait en 1630, 1653, Silvain de la Saigne de Saint-Georges, chevalier en 1727. Catherine, veuve de Henri Merin de Sarrazin, écuyer, sieur de Laval, comme donataire universelle d'Anne-Marie-Louise du Durat sa mère en 1733, 1743. Claude-Louis comte de Sarrazin, capitaine d'infanterie, chevalier de Saint-Louis en 1762. Parmi les curés des Portes ou trouve  N . Cliadeyron, qui mourut en 1761. Antoine Cliannut, nommé en 1762. Le curé de Mainsac en a aussi fait le service quelque temps. Aujourd'hui cette église est en ruine.

Le territoire de la commune de Mainsat était autrefois mi-partie en Combraille, et mi-partie en Franc-Aleu.

On y trouve aujourd'hui les villages suivants:

 
    Bagros.
Bellevue.
Besse (La).
Breuil (Le).
Caborne (La).
Caoust, Coulx en 1503.
Chapelle (La).
Chagot.
Chaises (Les).

Champtrufaud, alias le Champ-Trifaud.
Charaize (La), Bordaria de Saurozech
entre 1198 et 1204.
Chassidouze.
Château-Gaillard.
Chaumette (La).

Chaumettes (Les) alias La Chometas.
Chez-Bartaud (Le).
Chez-Bramoure.
Chez-Vignaud.
Chirale (La).
Clozeaux (Les).
Cluzeau (Le).
Cluzeau-Boyer (Le).
Courtiat.

Courtiet-Les-Graules,
Mansus de Courtieyra-las-Graulas en 1404.
Courtitaras. Appelé Coursieytiera en 1446.
Croix-Verte (La).
Croizet-Mallary, Mansus del Croze en 1193,
Le Crouzet-Mallary en 1496.
Eculneix.
Faud. La Faud en 1402.
La Fau-Bonneamour en 1441.
Faye.
Four.
Fourayau.
Forêt.
Fraisse.
Gasnon.
Grange.
Graves.

Labrot.
La Brou en 1203. La Broue en 1496.
Leyrat.
Machaboueix. Le Mas-Chaboy en 1496.
Maison-Rouge.
Mont.
Monteigne.

Montgrenier.  En 1770 M. Augier d'Évaux, venait d'acheter le château de Montgrenier à M. Panetier-Damon.
Damon.
Nouzière (La).
Pellevoisin.

Portes.  Ce château appartenait en 1789
à Jean-François comte de Durat, maréchal de camp, dont la fille
Marie-Marguerite-Henriette, épouse de Victorin, comte d'Arfeuille l'a transmis à sa fille Madame la marquise de Beaucaire.
On a vu comment ce lieu est devenu paroisse en 1630.
Poux.
Paradas.

Pradette.  Mansus de Pradetas en 1195.
Rebeyreix. Apud Ribaires en 1197. Redoufaud. Redont-Fau en 1411. Le Redouffau, et Rouffau en 1496.
Rouchaud, alias Ronchaud.
Sibioux. Locus de Sebolh en 1445, Sebil au XV° siècle.
Soubrebost.
Treix.
Vaisse.
Vaurennes
Villebost, alias Villebast.
Villefumade.
Zazayoux.
Zegands.
 
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