BOURGANEUF
Chef-lieu de canton
Département de la Creuse
 
 
  Relevés imprimables de l'état-civil de la commune :

Actes complets :
1712-1792 Baptêmes
1712-1792 Mariages
1712-1792 Sépultures

1828-1831 Naissances

Tables filiatives :
1793-1805 Naissances

1793-1862 Mariages
1793-1806 Décès

En ligne le :

14/05/2009
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30/12/2008


15/01/2010
27/04/2009

16/07/2009
mise à jour :

24/01/2010
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14/07/2009


04/07/2010
15/06/2010
01/06/20
10
auteur :

Laurence C. de VIEILLERIBIÈRE
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Viviane DUMONT
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  Inventaire des notaires en résidence à Bourganeuf  (côtes aux AD23)
 
1589-1911                                          
06/06/2010       Viviane DUMONT
  Dénombrement de la population : 
 
Année 1911   photo récapitulative         
09/03/2010       Alain LARDILLIER
 
  Compléments :
Migrants hors du Limousin
Sur le ministère de la Culture :
base Mérimée        base Mistral
Bourganeuf sur le portail creusois
Le monument aux morts
Vue du ciel
Note : l'année 1757 est lacunaire actuellement du 1er avril au 21 avril.
L'encours sur cette commune est assuré par : Laurence C. de Vieilleribière
et Viviane Dumont. N'hésitez pas à les contacter.

 
    Insee : 23030    
Clic sur la carte pour agrandir le canton de Bourganeuf
 
Population légale (Insee) en : 2007
1906
1806
3184 h
3864 h
2203 h
Superficie : 2.254 ha
Altitude : 380 à 602 m
Densité : 143 h/km2
 
        Bourganeuf : un peu d'histoire, des photographies et quelques chiffres :  
 

Les armoiries
de la ville :


De sable aux trois chevrons d'argent


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La mairie de nos jours

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Cartes postales
anciennes :


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Paroisses et Communes de France : Creuse
Christian POITOU, CNRS éditions, 2000

En 1470, élection du Poitou, au siège de Poitiers (Dupont-Ferrier).  Province : Poitou.
Bourganeuf était une « cure en ville murée » (Nadaud).
Bousogle (ou Bosogle) était une paroisse au XI° siècle, sous le vocable de saint Léobon.
Ce n'était plus qu'une annexe de la cure de Bourganeuf en 1577 et toujours au XVIII° siècle, mais sous le vocable de saint Rémi.

Toponymie :
Bourganeuf (notamment en 1801).

Territoire et administration :
La collecte de Bourganeuf était composée de la ville de Bourganeuf et des villages du Mas-Guillard, le Pont, la Chaume, Chaumont,
le Mas-Peyrot, le Mas-la-Fille, le Plassein, le Puy-St-Jean, Rigour, Jarrebos, la Voyedieu, Chez-Gayaud, les Mouchets, la Regeasse, Château-Merle, la Papéterie, le Mas-Neuf, les Gouttes de Bas, les Gouttes de Haut, Rampiengeas de Haut, Rempiengeas de Bas,
le Chezeau, Mourne, Sauriat et la paroisse annexe de Bouzogle (AD Hte-Vienne, C 119, Table..., p. 15).
En 1834 les villages de Mourne et Sauriat passent de Bourganeuf à Faux-Mazuras. Cf D. Dayen, MSSC, t. XLII (1984), p. 118.

Démographie :
- Communiants en 1762 selon Nadaud : 3600 ; communiants selon le pouillé de 1773 1600.
- Militaires (compris dans les chiffres de population ci-dessus) :
An IV 125 ; an XII : 55 ; 1806 34 ; 1820 : 25 ; 1831 20.

Conservation des registres paroissiaux et d'état civil :
- C.G. : 1678-1682 (manquent 1680-1681) ,
1737-1792 (manquent 1754, 1757) ; 1793-1832 (manquent N. et D. 18534862 ; M. 1863-1871).
- C.C. : 1553-1792 (manquent 1556-1577, 1587-1610, B. 1619, MS. 1616-1619, BMS. 1637-1638, 1660-1662, 1694, partie de 1697, 1750) ; 1793-1892.->

Bibliographie :
- Parinct (E.), « Enfants trouvés à Bourganeuf à la veille de la Révolution », MSSC, t. XXXI (1952). p.241-244.
- Butaud (Dr Jean), Bourganeuf ville médiévale. Bourganeuf, Rebière, 1950 (rééd. 1991, Guéret. Verso).
- Boudard (R.), « Histoire de la commanderie de Saint-Jean de Bourganeuf, chef-lieu du Grand Prieuré d'Auvergne »,
  MSSC, XXXIV (1960), p. 25-38 ; t. XXXV (1964), p. 297- 310
- Calinaud (René) et Dayras (Maurice), « Bourganeuf », MSSC, t. XXXV (1964), p. 436-467.
- Boudard (René), Regards sur le passé d'une petite ville limousine. Bourganeuf au fil des âges Edité par la ville de Bourganeuf,
  Guéret, Lecante, 1980.
- Martin (Gabriel), « Un document inédit sur Bourganeuf au XVIII` siècle », MSSC, t. XV (1906), p. 511-522.
- Autorde (F.), « Les notes historiques des registres paroissiaux [...]. III- Bourganeuf », MSSC, t. XX (1916), p. 192 et ss.


Notice par A. Lecler :
Dictionnaire Topographique, archéologique et historique de la Creuse
chez Vve H. DUCOURTIEUX, Limoges, 1902:

Bourganeuf, chef-lieu d’arrondissement, sur un plateau dominant les vallées du Taurion et de la Gane-Molle, 3726 habitants,

- Burguetneuf, vers 1250 (d’Hozier, Généal, Chamborant).
- Capella de Burgo novo, XIVe siècle (Pouillé)
- Preceptor de Burgo-Novo, 1473 (Gaign., 183, 184, p. 180)
- Commanderie de Bourganeuf, 1543 (terr. de Bourganeuf)
- Bourganeuf, 1580 (terr. de Felletin).

Bourganeuf était une enclave du Poitou, formant une élection qui n’avait pas une étendue de moins de 72,000 hectares, habités aujourd’hui par 29 à 30,000 âmes. Elle avait été créée en 1557 ; elle ressortissait d’abord à la Généralité de Poitiers, mais elle fut rattachée à celle de Limoges dès 1558. Sa circonscription subit au XVIIe et XVIIIe siècles quelques modifications. Sous l’administration de Turgot, elle se trouvait composée de 79 collectes.

L’élection toute entière, après avoir formé la circonscription du bailliage de Bourganeuf, était au XVIIIe siècle du ressort du siège sénéchal de Montmorillon ; mais depuis 1635, date de l’établissement du Président de Guéret, elle se trouvait rattachée à ce siège pour les causes “présidiales”. Elle formait une seule subdélégation dont le titulaire résidait à Bourganeuf (L. Guibert, Les enclaves poitevines du diocèse de Limoges, publiées dans l’Almanach limousin pour 1886).

Bourganeuf fut pendant plusieurs siècles le chef-lieu de la langue d’Auvergne, la seconde des huit qui composaient l’ordre de Malte. C’est là que devaient résider les grands prieurs. On trouve dans ce prieuré quarante commanderies de chevaliers et huit de frères servants. La dignité de grand maréchal est attaché à cette langue, dont il est le chef et le pilier (Vertot, Hist. de Malte, V, 333 et 341).

Le château de Bourganeuf, que le temps a respecté en partie, rappelle le nom des plus illustres membres de l’ordre de Malte. Qu’il suffise de citer les grands maîtres Jean de Lastic, Jacques de Milly, Pierre d’Aubusson et Gui de Blanchefort qui furent d’abord les grands prieurs d’Auvergne.

C’est aux Templiers que le prieuré de Bourganeuf doit sa fondation. Peu à peu, autour de ce prieuré, et à l’abri de l’enceinte fortifiée bâtie par les chevaliers, des maisons se groupèrent, un bourg se forma, et son nom fut Bourg-Neuf.

Les origines de la ville de Bourganeuf se rattachent ainsi étroitement à celles de cette maison du Temple, devenue, vers 1313, une maison de l’ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem.

Bourganeuf évoque le souvenir du prince qui eut la grosse tour pour prison. Elle a conservé le nom de son prisonnier, et on l’appelle encore la tour de Zizim. Celui-ci, fils de Mahomet II, le terrible vainqueur de Constantinople, ayant en vain disputé le pouvoir à son frère Bajazet, se livra en 1482, à Pierre d’Aubusson, grand maître de Rhodes, qui le fit garder à Bourganeuf.

Le château se compose de deux parties bien distinctes : le château proprement dit et la tour de Zizim. La première, restaurée dans le cours du XVIIIe siècle et largement transformée depuis, sert aujourd’hui d’Hôtel de Ville et de presbytère. Elle comprend une grosse tour carrée formant corps de logis, qui était flanquée d’une petite tour ronde renfermant l’escalier, et une grosse tour ronde appelée tour de Lastic (Jean de Lastic, commandeur de Bourganeuf, vivait en 1433). Ce corps de bâtiment et l’église forment les deux côtés d’un carré que complètent les murailles le rattachant à la tour de Zizim.

Cette dernière est une énorme construction de forme ronde, comprenant six étages et un gatelas garni de machicoulis et de meurtrières. On ne pourrait y pénétrer qu’en passant par une galerie établie sur la crête du mur de clôture, communiquant avec la tour de Lastic. Au rez de chaussée était une cave renfermant un puits. Les murailles sont assez épaisses pour dissimuler un bel escalier à vis, conduisant jusqu’à la plate-forme. Tous les étages étaient voûtés. C’est en 1484, par Guy de Blanchefort, et uniquement pour Zizim, qu’elle fut construite, comme le rappelle l’inscription, placée au dessus de la porte du choeur de l’église. Les armes de ce grand prieur l’accompagnent. Elles sont d’or à deux lions léopardés de gueules, posés l’un sur l’autre, qui est de Blanchefort, au chef de gueules à la croix d’argent qui est de l’ordre de Malte.

Bourganeuf était une cure en ville murée de l’archiprêtré de Bénévent. La Nativité de Saint Jean était sa fête patronale. Le grand prieur d’Auvergne y faisait les nominations dès 1497. L’église est de la fin du XII° siècle ou du commencement du XIII° ; mais le XV° siècle l’a restaurée en refaisant les voûtes, en y ajoutant des chapelles et un collatéral, et en perçant à l’est une grande fenêtre à meneaux flamboyants. Le procès-verbal de visite de 1617 dit qu’elle était complètement voûtée , et le choeur meublé de stalles était séparé de la nef par une grille de fer. Une grande fenêtre ouverte derrière le maître-autel était garnie de vitraux où se voyaient les “images du Crucifix, Notre-Dame, Saint-Jean, avec les armes de la religion et des feux grands-maîtres les sieurs d’Aubusson et Blanchefort”. L’autel avait un retable de lois recouvert de cuivre émaillé où étaient les images du Crucifix et la vie de Notre-Dame et d’un parement offrant l’image de Notre-Dame et la vie de Notre-Seigneur. A côté d’un grand autel, dans la muraille, se voyait le tombeau d’une soeur de Guy de Blanchefort. Deux chapelles s’ouvraient sur la nef : l’une, dédiée à Notre-Dame, appartenait à la famille d’Aubusson ; et l’autre placée sous le vocable de la Visitation dépendait des Forest. Une troisième dédiée à sainte Marie-Madeleine, s’élevait à côté de l’église (A. Vayssière, Bull. soc. Tulle, 1884, p. 26). Cette église possède un reliquaire en argent, en forme de main, orné de pierreries, de filigranes et d’armoiries, et un pied de reliquaire avec têtes peintes en émail du XIII° siècle ; c’est un faible reste de l’ancien trésor des reliques, dont le riche inventaire nous a été conservé. (Bull. soc. tulle, 1884, p. 27))

“La destruction de ces magnificences a pu trouver un prétexte dans la cupidité ; comment excuser la destruction plus absurde des étendards pris à Lépante, qui flottaient glorieusement sous la voûte du choeur ?” (Texier, Album de la Creuse). Il y avait une communauté de prêtres pour laquelle Pierre d’Aubusson, grand maître de l’ordre de Malte, fit quelques fondations en 1477 et 1480. Guy de Blanchefort, son neveu, chevalier, du même ordre, grand prieur d’Auvergne, et en cette qualité commandeur de Bourganeuf, en augmenta le revenu et les charges en 1506.

Quatre vicairies ont été fondées dans cette église :

La première par frère Pierre de Grandieu, de Magno Rivo, commandeur de Palluel et de La Mazière, curé de Bourganeuf, religieux hospitalier en 1462, à l’honneur de sainte Madeleine. Deux autres par Guillaume d’Aubusson, prêtre, bachelier en décrets en 1510, à l’autel de saint Eutrope.

Une autre dite des Patrassons.

En 1372, le comte de la Marche, à la tête des milices du pays, repris aux Anglais les places dont ils s’étaient emparés, et les chassa même de la Souterraine et de Bourganeuf qui leur avaient été données par le traité de Brétigny (Joullietton, Hist. de la Marche, I, 239).

En mai 1449, Jacques de Milly, grand prieur d’Auvergne, donna à cette ville ses franchises communales.

En 1592, la ville de Bourganeuf fut ravagée par la peste. 

Notre Dame du Puy, belle chapelle moderne en style du XIII° siècle. Elle a été consacrée le 10 août 1854. Ce gracieux monument, dû à l’inspiration du savant abbé Texier, en a remplacé un très modeste construit en 1746. Mais ce lieu de dévotion remonte à une époque bien plus reculée : ‘Par reconnaissance envers le Grand-Maître des chevaliers du Temple qui l’avait racheté de l’esclavage des Musulmans, après la troisième croisade, Raoul de Montgeniers, seigneur du Puy-en-Velay, fit don aux chevaliers du Temple d’une statue de la sainte-Vierge réputée miraculeuse. De là le nom de Notre-Dame-du-Puy conservé à la sainte-image que l’on vénère à Bourganeuf et qui remonte en effet au temps des Croisades.” (Roy-de-Pierrefitte, Hist. du culte de la Sainte Vierge, p. 159).

Cette statue fut d’abord conservée dans le château du prieuré de Saint-Jean de Bourganeuf. Ce fut pour faciliter aux fidèles la vénération de Notre-Dame du Puy, que les chevaliers du Temple bâtirent une chapelle, et y placèrent un prêtre y disant régulièrement la messe. Ils choisirent pour emplacement le point de la ville qui était, stratégiquement parlant, “le seul passage ouvert aux glaives ennemis, et la foi de nos pères en avait confié la défense au ciel”. En 1617, on voyait à côté de cette chapelle de Notre-Dame de Pitié les “vestiges et masures d’une belle maison de plaisance, bâtie sur une motte enfermée d’une haute muraille”, par le grand prieur Guy de Blanchefort. L’hôpital existait en 1510. Les soeurs hospitalières sorties de celles de la ville de Magnac s’y établirent en 1738.

Il y avait une compagnie de pénitents bleus.

L’Arriail ou La Rialhe, ou de Larrier, au faubourg de Bourganeuf, était une cure en 1573, époque à laquelle le grand prieur d’Auvergne y faisait les nominations. Plus tard, ce n’était qu’une simple chapelle, dont la fête patronale était l’assomption de la sainte Vierge. La compagnie des pénitents blancs s’y établit. Ce sont eux qui l’ont reconstruite sur l’emplacement d’un édifice plus ancien. Elle était flanquée de cinq chapelles voûtées dans les quelles étaient fondées des vicairies. Le peuple “y avait grande dévotion”. Le Pouillé de Nadaud y indique en effet, plusieurs vicairies : Louis Chabrol dit Parer, papetier de la ville de Bourganeuf, en fonda une autre à l’autel de saint Marguerite ; Godefroi de La Chassagne, seigneur de Preissac et de Châtelus y nommait en 1602. Jean d’Aubusson, dit Caverlay, et Christophe son fils en fondèrent une à l’autel de la Sainte-Trinité ; de Félines, veuve d’Aubusson, marchand, et tutrice de ses enfants, y nommait en 1592.

Une chapelle dans le cimetière fut construite en 1510.

Bousogle ou Bouzoilles, ou Bosogle, était une cure en 1096. Elle n’était plus qu’une succursale de la cure en 1577. La translation des reliques de saint Remi, le 3 octobre, était sa fête patronale ; c’était jadis saint Léobon. Elle était située à un quart de lieu de Bourganeuf. En 1617, cette église était bien entretenue ; on y voyait une colombe en cuivre émaillée, dans laquelle était conservé le saint-Sacrement. Cette colombe était suspendue devant le grand autel, à l’aide d’une corde glissant sur une poulie fixée à la voûte ; elle était recouverte d’un pavillon d’étoffe. Cette façon de conserver le Saint-Sacrement était alors d’un usage général dans cette région, où l’on rencontrait bien rarement des tabernacles placés sur l’autel.

Il y avait aussi au XVII° siècle, un ermitage près Bourganeuf. Le P. Bonaventure de Saint-Amable écrivait en 1680 : J’ai encore vu proche de Bourganeuf, hors de la ville, un autre ermite sur cette colline”. Cet ermitage est connu aujourd’hui sous le nom de la Chapelle-de-la-Roche, sous le vocable de sainte Elisabeth, près l’ancienne route de Bourganeuf à Saint-Léonard. Situé sur une éminence escarpée, dont un ruisseau baigne le pied, ombragé par de vieux tilleuls, cet ermitage est très pittoresque (M. Arbellot, Bull. soc. arch. Lim., XXXIII,39).

On trouve dans la commune de Bourganeuf les villages suivants :

 
      Beaugency
Bouzogle
La Chaume
Chamont
Le Chezeau
Coudert (Le Grand)
Gerbos
Goutte-de-Bas
Goutte-de-Haut
Le Mas Gaillard
Le Mas La Fille
Le Mas Neuf
Le Mas Peyrot
Moulin de Bousogle
Moulin du Mas
Mourne
Placin
Le Planeix
Le Pont
Puy Saint-Jean
La Reigeasse
Rempiengeas-de-Haut
Rempiengeas-de-Bas
Rigour
La Roche
Le Verger
La Voidier
 
     

 

Notice par P. Valadeau
NOUVEAU DICTIONNAIRE Historique, Géographique & statistique Illustré de la Creuse.

Les Éditions De La Tour (1892)

 
     

BOURGANEUF :
La com. de Bourganeuf a une sup. de 2,254 hect. et une pop. de 3,902) habit.; elle renferme 28 vil. Bourganeuf (401 m. 2,934h.), ch.-l. d'arrondissement, est bâti sur une éminence à 449 mèt d'alt., sur la rive gauche du Thaurion ; il est traversé par les routes nat. n° 140 de Figeac à Montargis, et n° 141 de Clermont à Saintes, par la route départ. n° 4 de Bourganeuf à Argenton et par le chem. d'int. com. n° 16 de Bourganeuf à Saint-Martin-Château.
L'arrondissement de Bourganeuf renferme 4 cant., 41 com. et 43,471 habit.; il a une sup. de 91,029 hect.

Bourganeuf est une ville assez commerçante où il existe des fabriques de porcelaine, de chapeaux et de papier.
 Les cantons de cet arrondissement sont Bénévent-l'Abbaye, Bourganeuf, Pontarion et Royère.

Tribunal de première instance.
- Audience du tribunal le jeudi pour les affaires sommaires; le vendredi pour les affaires ordinaires ; le samedi pour les affaires correctionnelles et les ventes ; pour les affaires commerciales, le jeudi.
Justice
de paix. - Audience les mardis.
Cours
complémentaire de garçons avec sept adjoints.
École
de filles avec cinq adjointes.
Communauté
religieuse de femmes. -Soeurs de Nevers.
B. de P. et T
. (Bureau de poste et télégraphe)
Stat
. - Bourganeuf, 500 mèt.
Fête
. - St-Jean, 24 juin.
Foires
. - 29 janv., jeudi de la Mi-Carême, 26 juin, 3ème mercredi de février, d'avr., de mai, août, sept., oct., nov. et déc.
Marché
. - Les mercredis.

Hist
. - Bourganeuf avant 1789 était en Poitou; il faisait partie de la gén. de Limoges, de la sénéch. de Montmorillon
et de l'archip. de Bénévent.

Bourganeuf était un chef-lieu d'élection qui ne renfermait pas moins de 79 collectes. Cette élection avait été créée en 1557 ; elle ressortissait au bureau des finances de la recette générale de Poitiers; elle fut unie, par édit du mois d'avril 1558, à la généralité de Limoges créée à cette époque.

Le prieuré de Saint-Jean-de-Bourganeuf doit sa fondation aux Templiers dont l'établissement remonte à 1148.
Les chevaliers de l'Ordre du Temple possédaient, comme on sait, une douzaine de commanderies dans la Creuse.
Peu à peu, autour du prieuré, et à l'abri de l'enceinte fortifiée bâtie par les chevaliers, des maisons se groupèrent,
un bourg se forma telle est en réalité l'origine de Bourganeuf, dont le nom s'écrivait autrefois Bourguet-Neuf , Borguet-Nou ,
en latin Burgum-Novum. (Duval. - Esquisses marchoises.)

Bien des Templiers, après leurs procès , passèrent aux chevaliers hospitaliers de l'Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem.
L'ordre était divisé en sept langues : Provence, Auvergne, etc. ; à la tête de chacune était un chef appelé Pilier de l'ordre ou bailli conventuel. Bourganeuf fut désigné pour servir de résidence au pilier de la vénérable langue d'Auvergne.
Bourganeuf était aussi le chef-lieu d'un grand prieuré appelé Prieuré d'Auvergne, et d'une commanderie importante.

L'église est de la fin du XIIe siècle et du milieu du XVe; elle était desservie par un curé appelé Pater.
En 1617, elle était complètement voûtée, et le chœur, qui était meublé de stalles, était séparé de la nef par une grille en fer.
Le clocher renfermait cinq cloches, deux grosses et trois moyennes; une sixième était placée au-dessus de la porte d'entrée, et là se trouvait aussi une horloge.
Les grands prieurs avaient fait élever, pour leur usage, au fond de la nef, une tribune communiquant avec le château.


Le château de Bourganeuf se composait de deux parties bien distinctes : le château proprement dit et la tour de Zizim.
La première, restaurée dans le cours du XVIIIe, siècle et largement transformée depuis, sert aujourd'hui d'hôtel de ville et de presbytère.
Elle comprenait une grosse tour carrée, formant corps de logis, qui était flanquée d'une petite tour ronde renfermant l'escalier,
et une grosse tour ronde appelée la tour de Lastic.
Elle était précédée de deux basses-cours, et on y arrivait en passant par un grand portail de pierre de taille percé dans une « grande muralhe espesse, marchicolizée des deux côstés, avecq ses barbecanes et multrières.
Cette muraille allait de la tour de Lastic aux fausses braies de la tour de Zizim et servait à supporter une galerie.

La tour de Zizim était une énorme construction, de forme ronde, comprenant six étages superposés et un « galetas marchicolizé »,
garni de « parapiedz, multrières et barbecanes tout à l'entour ». On ne pouvait y pénétrer qu'en passant par une galerie établie sur la crête du mur de clôture, à plusieurs mètres au-dessus du sol, et communiquant avec la tour de Lastic.
Au rez-de-chaussée était une cave renfermant un puits. Les murailles étaient assez épaisses pour dissimuler un bel escalier à vis conduisant jusqu'à la plate-forme ; tous les étages étaient voûtés. (A. Vayssière. -L'Ordre de Malte en Limousin.)
C'est dans cette tour, qui fut construite en 1484, que fut enfermé le malheureux Zizim, frère du Sultan Bajazet II.

Bourganeuf dépendait, au point de vue judiciaire, de la sénéchaussée de Montmorillon et se régissait par la coutume du Poitou.
Au point de vue administratif et financier, cette ville, et toute l'élection dont elle était le chef-lieu, comprenant soixante-dix-neuf collectes, appartenait à la généralité de Limoges.

Dans un mémoire rédigé pendant la guerre de la Fronde, il est dit que la ville de Bourganeuf est « divisée en quatre rues principales,
avec quatre grandes portes sur lesquelles il y a deux grosses tours carrées et un grand corps de garde. Elle est enceinte de murailles crénelées, avec leur corridor ou chemin couvert par derrière, de fort bonne hauteur. Au dehors, il y a fossé et un chemin tout à l'environ, pour les rondes. Hors des dites portes, il y a quatre baux et grands fauxbourgs qui ont des ravelines et portaux fermans avec des corps de garde » (L. Duval-. - Esq. marchoises.)

La garde de la ville était confiée à un capitaine nommé et payé par le grand prieur. Il recevait, comme gages, trente livres, trente setiers de seigle et trente setiers d'avoine.
Les franchises communales de Bourganeuf furent scellées par Jacques de Milly, grand prieur d'Auvergne, le 3 juin 1448, et confirmées par Charles VII en 1449.

Le grand prieur d'Auvergne avait droit de haute, moyenne et basse justice sur la ville de Bourganeuf. Les possessions territoriales de cette commanderie étaient immenses; son revenu net était en 1617 de 4,394 setiers de seigle, 310 setiers de froment, 735 setiers d'avoine et 2,045 livres d'argent.

Les principaux grands prieurs d'Auvergne sont : Jean de Lastic, élu grand maître en 1437; Jacques de Milli, élu grand maitre en 1454; Pierre d'Aubusson, élu grand maître en 1474; Guy de Blanchefort, élu grand maître en 1512; Jean Lévêque de la Cassiére, élu grand maître en 1572 à qui succéda Hugues Loubenx de Verdalle.

Bourganeuf fut ravagé en 1592 par la peste; la moitié de ses habitants périrent.
On trouve à Bourganeuf une belle chapelle moderne construite d'après le style du XIIIe siècle.

Les pénitents blancs avaient fait construire une chapelle dans le cimetière de Bourganeuf, dite chapelle de Larrier.
Cette chapelle avait été élevée sur l'emplacement d'un édifice plus ancien. Elle était flanquée de cinq chapelles voûtées dans lesquelles avaient été fondées plusieurs vicairies. Le peuple « y avoit grande dévotion .
Il y avait aussi la chapelle de Notre-Dame-de-Pitié qui était située sur le chemin de Bourganeuf à Montboucher ;
à côté de cette chapelle, se voyaient les « vestiges et masures d'une belle maison de plaisance » bâtie sur « une motte enfermée d'une haulte muraille » par le grand prieur Guy de Blanchefort.
« Les fermiers des fours banaux avaient le droit de prendre dans les forêts de la commanderie le bois qu'ils brûlaient. L'un de ces fours, qui était voisin du château, était pourvu d'étuves à sécher le blé et s'affermait cent cinquante livres; un autre, situé dans la ville, produisait cent livres, et un dernier, établi dans le faubourg du Puy, rapportait cent trente livres. (A. Vayssière. - L'Ordre de Malte.)

Bourganeuf eut beaucoup à souffrir des guerres de religion.
En 1592, cette ville eut à supporter un siège mémorable contre les religionnaires.

A signaler, comme curiosité pittoresque, la gorge du Verger où se trouve la villa qu'habitait Mme Emile de Girardin.

 

 
      Les villages de cette commune sont :  
     

Le Grand-Pré. - 1 m. 11h.

Le Moulin-de-Bouzogles'. - 1 m. 9 h.

Le Grand-Coudert. - 1 m. 6 h.

Bouzogles. - 40 m. 181 h.

La Châtaigneraie. - 1 m. 2 h.

Bois-du-Mazaud. - 3 m. 12 h.

Riaud-Michaud. - 3 m. 12 h.

Les Chassagnes. - 1 m. 6 h.

Le Pont-de-la-Chassagne. - 1 m. 14 h.

La Chaume et son château. - 3m. 22h.

Le Masguillard. - 3 m. 29 h.

Château-Merle et Isope. - 3 m. 12 h.

Le Verger. - 3 m. 15 h.

Les Gouttes-de-Haut.-1 m. 10h.

Les Gouttes-de-Bas.-1 m.

Reimpiengeas-de-Bas. - 1 m. 10 h.

Reimpiengeas-de-Haut. - 1 m. 10 h.

Les Chezeaux. - 1 m. 9 h.

La Régeasse. - 16 m. 82 h.

Les Graules. - 1 m. 7 h.

Le Masneuf. - 2 m. 19 h.

La Voie-Dieu. - 5 m. 52 h.

Terre-Magdeleine. - 1 m. 3 h.

Usine de Rigour. - 2 m. 12 h.

Rigour. - 3 m. 25 h.

Le Mas-la-Fille. - 1 m. 9 h.

Moulin-du-Mas-la-Fille. -1 in. 8 h.

Le Puy-Saint-Jean.-2 m. 20 h.

Le Plassin. - 1 m. 10 h.

Chaumont. -2 m. 12 h.

Le Mas-Peyrrot. - 1 m. 12 h

 
     

Villages en 2001:
Bouzogles, Les Bruges-de-Bouzogles, Châteaumerle, Chaumont, Le Chezeau, Le Gerbaud, Le Grand-Coudert,
Le Grand-Pré, La Grande-Chaume, Isope, Le Mas-Guillard, Mas-la-Fille, Le Mas-Neuf, Mas-Peyrot, Les Merlandes,
Le Moulin-de-Bouzogles, Le Placin, Le Pont-de-la-Chassagne, Le Pont-Rouge, Puy-Saint-Jean, Rampiengeas-Bas, Rampiengeas-Haut, Les Vignes.

 

Jean-Luc JOLY