MÉRINCHAL
Canton : Crocq
Département de la Creuse
 
 
  Relevés imprimables de l'état-civil de la commune :

1781-1785  Baptêmes
1781-1785  Mariages
1781-1785  Sépultures *

1802-1882  Naissances
1813-1822  Mariages
1813-1822  Décès

Dénombrement de la population :
Année 1911

Actes notariés :
1722-1766 Contrats de Mariages
(ces minutes ont été reversées aux AD23)
En ligne le :
11/11/2009

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06/06/2007
27/07/2007
18/07/2007


09/02/2011

30/09/2008
mise à jour




10/02/2008
auteur :
Marie-France GERVAIS
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Pierre MAZET
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Michel REY

Stéphanie PEYRICHOU
Robert TRAPON
  Compléments :
Migrants hors du Limousin
Sur le ministère de la Culture :
base Mérimée        base Mistral
Mérinchal sur le portail creusois
Le monument aux morts
Vue du ciel
L'encours sur cette commune est assuré par Marie-France GERVAIS.

 
    Insee : 23131
Clic sur la carte pour agrandir le canton de Crocq
 
Population légale (Insee) en :
Les Mérinchalois
2006
1906
1806
787 h
1832 h
1807 h
Superficie : 4.545 ha
Altitude : 656 à 784 m
Densité : 18 h/km2
 
        Mérinchal : un peu d'histoire, des photographies et quelques chiffres :  
 


Prendre le train
à Mérinchal en 1936 :


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Cartes postales
anciennes :


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Notes de l'auteur :
* Le registre des sépultures de l'année 1783 est incomplet. La fin du dernier acte (le 06/10/1783) est manquante.


Paroisses et Communes de France : Creuse
Christian POITOU, CNRS éditions, 2000

« Pays » de Franc-Alleu au XV° siècle (Dupont-Ferrier). En 1665, Mérinchal appartient à l'élection du Franc-Alleu
(BN, 500 de Colbert, ms 280, f° 74). Mandement de Sermur aux XVII° et XVIII° siècles.
Province : Franc-Alleu pour la presque totalité de la paroisse (et Marche pour partie ; voir fiche suivante).
Gouvernement de la Marche selon Florent d'Argouges (1686).
Toponymie :
Mérinchal-La Motte (Ancien Régime) ; Mérinchal (1801).
Territoire et administration :
La paroisse de Mérinchal était formée de deux collectes : la Mothe (Franc-Alleu) et Barmont (Marche).
La collecte de Mérinchal-La Mothe était composée du bourg de Mérinchal et des villages de :
Marcin, Montmerle, Certiliange, la Saudrade, le Montauval, Paneray, Jobert, la Vallette, Serre, Briargneix, Farry, Breul, Bordesoulle,
le Miepeix, Tras-le-Prat, Seauve, le Beaudeix, le Cher, Mazaud, Villelune, la Roche, et la Peyrouze
(AD Creuse, C 255, rôle de taille de 1709).
Démographie :
En 1686, 1693 et 1709 (Saugrain), les nombres de feux ci-dessus comprennent ceux de Mérinchal-Barmont (voir fiche suivante).
Barmont (voir fiche suivante).
Militaires (compris dans les chiffres de population ci-dessus) :
An IV : 48 ; an XII : 13 ; 1806 : 12 ; 1820 : 5 ; 1831 : 4.

Conservation des registres paroissiaux et d'état civil :
- A.D. : BS. 1577-1578, 1599-1603, 1628-1633, BMS. 1694-1704, 1737-1792 ; 1793-1892 (manquent N. et D. an VII).
- A.C. : 1681-1792 (manquent 1695, 1703-1705, 1720-1741, 1743, 1745, 1747-1749) ; 1793.1891 (manquent M. an V et an X).

Mérinchal-Barmont :
Province :
Marche. Gouvernement de la Marche selon Florent d'Argouges (1686).
Territoire et administration :
La collecte de Mérinchal-Barmont était composée des villages de Mondeyrand, Rullier, Jouhaneix, Montbabut, la Chassagne, Pouyat, Gramaze, Barthoueix, Fougères, Macheptel, Fontavide, Bordessoulle, la Vergniolle, Montalon, Geoffreix, Azereix, Lérault la Bessède,
le Lac. Marlanges, Condaufeix, Champeyre, la Vernède
(AD Creuse, C 255, rôle de taille de 1709).

Démographie :
- En 1686, 1693 et 1709 (Saugrain), la population de Mérinchal-Barmont est comprise dans celle de Mérinchal-La Motte (voir fiche précédente).


Notice par A. Lecler :
Dictionnaire Topographique, archéologique et historique de la Creuse
chez Vve H. DUCOURTIEUX, Limoges, 1902:

MÉRINCHAL est le chef-lieu d'une commune dans le canton de Crocq, arrondissement d'Aubusson, qui a 4,546 hectares de superficie
et 2,033 habitants.
Son altitude la plus faible est 683 mètres au-dessus du niveau de la mer et la plus forte 762 mètres.
Ou écrivait ce nom :
Mairenchalm vers 1150, et 1211 (Cart. de Bonlieu)
Mairenchal, au XXII°siècle (Cart. de Blessac.)
Capellanus de Mayrenrchalm, en 1231. (Ch. de Bonlieu.)
Feodurn de Merincham, en 1249, (Hist. Mais. d'Auv., II, 108.)

Avant la révolution Mérinchal faisait partie de l'Auvergne, et sa cure était dans l'archiprêtré d'Herment , elle fut même unie à la dignité d'archiprêtré d'Herment de 1531 à 1600 mais au temps de Joachim d'Estaing, évêque de Clermont, de 1604 à 1650, on annexa à cet archiprêtre la cure de Saint­Avit pour plus de commodité. Le patron de la paroisse est Saint-Pierre apôtre.
J
oseph Buglion était curé de Mérinchal en 1771, date à laquelle il fonda une école gratuite à Mérinchal. Cette école, qui devait avoir un instituteur choisi dans sa famille, a subsisté jusqu'à la Révolution. N... Sarsiron en 1719.
N... Verdier en 1744. N... Etrade est dit prieur-curé cri 1767.

« le curé de Mérinchal avant refusé de prêter le serment à la Constitution civile du clergé, un homme frappa, avec une fourche de fer, les gendarmes venus pour l'arrêter, et fut tué par eux près la croix de Villelune.» (Tardieu et Boyet, Hist. d'Auzances et de Crocq.) Ce doit être Antoine Fournet qui fut déporté à l'étranger pendant, la Révolution, ainsi que Louis Védrine, son vicaire.

Pierre Dumont fut nommé en 1803, mourut à l'âge de 83 ans en avril 1829. Joseph Boulot, nommé en 1839. N... 
Maure en 1857. Antoine Defournoux 1864. Pierre Sagnardon en 1890.

L'église de Mérinchal est du XIV° siècle. En 1755 on a refait le clocher et exhaussé la toiture. Cette église a deux chapelles: Ales : celle du nord dite de ViIelune, celle du midi dite de Mothe. Mérinchal avait deux châteaux féodaux. Celui de Beauvais ou Beauvoir à l'est du bourg, , était entouré d'un fossé, défendu par des tours, dont il reste à peine quelques traces; et celui de la Mothe au sud-est du bourg, qui existe encore. Originairement, le premier appartenait à la famille Le Loup, et le second à la famille de Tinières. Blain le Loup, seigneur en partie de Mérinchal, vivait en 1249. Autre Blain Le Loup, coseigneur de Mérinchal, épousa en 1380 Marie de Mérinchal, de la maison Villelune. Leur fils, autre Blain Le Loup, était sénéchal d'Auvergne en 1527 Madeleine Le Loup, dame en partie de Mérinchal, épousa en 1530 Christophe d'Allègre dont le fils Gaspard vendit sa portion à Louis des Aix. Ce dernier fit construire à 500 mètres du bourg de Mérinchal un château appelé Châteauneuf qui fut incendié pendant la Ligue. Il revendit ce qu'il possédait à Mérinchal à Louis à Louis de Plantadis. Le Loup porte: d'azur au loup passant d'or.

Guillaume de Ténières était coseigneur de Mérinchal en 1370. Jacques de Ténières, chevalier, coseigneur de Mérin chal, laissa: 1er Claude, dame en partie dame de Mérinchal, qui épousa en 1473 Louis Il de La Rocheaymon, seigneur de Barmont de Mainsat, dont les descendants ont conservé la coseigneurie de Mérinchal jusqu'à la Révolution; 2e Louise, dame en partie de Mérinchal, qui épousa en 1470 Pierre de Rochefort de Chàteauvert, dont les descendants furent aussi coseigneurs de Mérinchal. De Ténières porte d'or à la croix ancrée de sinople.

Après plusieurs ventes, Mérinchal fut acheté le 28 mars 1777 par Antoine-Joseph de la Vassignet, président du bureau des finances à Riom, qui fut le dernier seigneur (Am. Tardieu)

On signale dans cette commune, à un kilomètre du bourg, dans le bois-taillis de Lagorsse, un tumulus de 10 à 12  mètres de hauteur, avec une circonférence de 60 mètres.

Le territoire de la commune de Mérinchal faisait partie de l'Auvergne.

Voici les villages qui s'y trouvent:
Belair,
où il existait un petit château composé d'un logis avec une tour ronde au milieu. Il avait été bâti vers 1550 par Georges Sapin de Sapinière, originaire du Bourbonnais, époux de Gilberte Motier de La Fayette, détruit pendant les guerres des ligues en 1590. Il n'a pas été relevé; ses pierres ont servi à bâtir le domaine de Fontavide. La tour seule existait il y a quelques années.
Champeyre,
il existait près de ce lieu un dolmen qui a été détruit en 1826. Sa table était portée par quatre pierres en forme de pyramides hautes de 1m 50c.

Cher (Le)
, La source du Cher no trouve près de ce village. C'est une rivière qui a 320 kilomètres da long, et qui donne son nom à un département.
Lac (Le)
, appelé le Luc en 1750 a appartenu à la famille de Bosredon de Vieuxvoisin jusqu'en 1789.
Lazereix
, appartenait à la famille du Bois en 1700 et 1789.

Lérault
, qu' on écrivait aussi L'Hérault. est nommé  Leyral en 1357 Leyraux en 1690 ; Leyraud en 1711 Leyrat
en
1760. Il y avait une église paroissiale en 1711 dont on voit encore les vestiges; elle est dite prieuré de Sainte-Agnès dans l'archiprêtré d'Herment. Le prévôt de l'abbaye de Chambon, y faisait les nominations. Annet de Ségonzat, écuyer, était segneur de Lérault en 1?99, et Jean-François de Bosredon, marquis de Saint-Avit en 1789.

Mercien,
alias Mercein et Mursent, Guillaume de Tinières était seigneur de Mursent en 1335; Jacques de Tinières en 1472, et Louis du Plantadis vers 1660.
Truffy
, appelé Tréfin en 1260 Marguerite de Villelune, dame de Truffy, épouse d'Antoine de Gimel, seigneur des Girauds et sa sœur Marguerite, épouse de Gilbert de Saint-Quintin vendirent Truffy le 26 octobre 1696 à Georges Sapin, seigneur de Belair, notaire royal, châ­elain de Paneyreix. Ses descendants possèdent encore la propriété de Truffy.
Vieux Voisin
,  appartenait en 1609 à Antoine de Ruben qui le vendit pour 7,000 livres, en 1611, à Anne-Françoise de Bosredon. Le frère de cette dernière y fit bâtir un château qui existe encore, mais qui n'a rien de remarquable.
Villelune
, Le château féodal de ce nom était situé sur un monticule au Nord-Ouest aujourd'hui couvert de de bois, il fut détruit par les Anglais en 1357, et son propriétaire résida dès lors dans celui de Barmontet, prés d'Herment La Maison de Villelune, dont ce lieu était le berceau, l'a possédé dès l'an 1099, jusque vers 1730. C'est une famille d'illustre  noblesse, dont faisait partie Guillaume de Villelune qui en 1099, escalada les murs de Jérusalem avec Godefroy de Bouillon avec une telle vigueur, que celui-ci lui donna un drapeau pris par lui sur les Musulmans, lequel portait dix besants d'argent sur azur. Ce drapeau devint les armes des de Villelune : d'azur a dix besants d'argent posés 4, 3. 2, et 1. Il était conservé au chàteau de Barmontet et fut brûlé en 1793. Cette famille est encore représentée de nos jours, et en particulier par la branche qui s'est fixée en Limousin.
(Am. Tardieu.)
*Condaufeix, commune de Mérinchal, on écrit aussi de nos jours Condofeix. Ce fief, en 1625 appartenait à Antoine de Plantadis, qui le vendit à M. de Bosredon. Les descendants de ce dernier l'ont possédé jusqu'en 1789.

 
      Barthoueix.
Beaudeix.
Bessède (La).
Biarneix
Bordesoulle le Miépeix

Bordesoulle les Ecuelles
Brouges (les)
Condefeix
, voir l'article: Condaufeix*
.
Farry

Fontavide.
Fougères (Les).
Geoffreix.
Grammaze
Hérault (L'), voir Lérault
Jobert
Jouhanneix

trade, alias l'Estrade

Marcheptel
alias Mascheptel
Marlanges

Marnière
Mazaud

Mie
peix
Mondayrand, alias Mondeyrand ou Montdayrand
Montalon
Montbatut
Momtmerle
Momtourat
Panery
Peyrouze (La).
Pouyay

Pr
uny ou Prugny
Rionn
eix (Les) Village détruit.
R
oche (La)
Ru
llier
Sau
dade (La).

Seauve
Serre

Ser
tillanges.
Tras
-le-Prat.

Valette (La).
Vergnolle ( La).
Vernede (La).

Vénerolles (Les)
. Village détruit
Versavaud.
 
     
Villages en 2001 :
Bartoueix, Le Beaudeix, La Bessède, Bois-Lacheix, Bordessoule, Bordessoule-les-Ecuelles, La Chassagne, Le Cher, Condofeix,
Le Fary, Fontavide, Les Fougères, Le Geoffreix, Gramaze, L'Hérault, Le Jobert, Le Jouhanneix, Le Lac, Lazereix, Létrade, Macheptel, Marlanges, Marnières, Le Mazaud, Mercin, Miarlet, Miépeix, Mondayraud, Le Montalon, Le Montaurat, Le Montmerle,
Moulin-de-la-Bessède, Panéry, Le Pouyade, Pruny, La Roche, Les Ruillers, La Saudade, Seauves ,Serre, Sertillange, Traslprat, Truffy,
La Valette, La Vergnole, La Vernède, Versaveau, Vieux-Voisin, Villelume.
 

Jean-Luc JOLY>