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Villages en 2001: La Gassotte, Le Puy-Brevier, Route-d'Argenton, Route-dela-Souterraine, La Valette. Notice par A. Leclerc Dictionnaire Topographique, archéologique et historique de la Creuse chez Vve H. DUCOURTIEUX, Limoges, 1902: DUN-LE-PALLETEAU, chef-lieu de canton dans l'arrondissement de Guéret. Ce canton qui A 16,612 habitants, et une superficie de 97,455 hectares, comprend les communes de: La Celle-Dunoise, La Chapelle-Baloue, Colondannes, Crozant, Fresselines, Lafat, Maison-Feyne, Naillat, Sagnat, Saint-Sébastien, Saint-Sulpice-le-Dunois et Villard. La commune de Dun compte 1,786 habitants et sa superficie est de 981 hectares. Voici les diverses transformation sde son nom : Idunum vers 506. (Recueil des Hist. de France,111, 38). Alodium qui vocatur Dunus, 987 (ch. or. des archives de Limoges). Castellum de Duno, vers 1095 (cart. de Bénévent). Prior de Du, 1198 et 1213. Turris de Du corruit, 1207. (Recueil des Hist. de France, XVIII, chron. de Bern. Itier.) Dunum, 1217 (cart. d'Aubepierre). Mensura de Duno-castro, 1217 (cart. d' Aubignac). Dominus de Duno, 1274, 1285. Mensura dunensis, 1325. (Idem). Castellania de Duno-Palastelli, 1383. (Idem). Baillivia de Duno Palastelli, 1405. (Coll. Gaign. 186, p. 147). Dun-lePalteau. 1411 (ch. de Sagnat). Chastellenie de Dun-le-Palesteau, 1488, 1517 (ch. d'Aubignac). Dun-le-Palasteau, 1538 (ch. de La Souterraine). Dun-le-Pallerteau, 1561 (cart. d'Aubignac). Dung-le-Palleteau, 1577 (terr. de Dun). Dun-le-Paslateau, 1605. (Reg. (le Saint-Sulpice-le-Dunois).
Un prieuré existait à
Dun, Hugues de Brun en était prieur en 1163. La cure qui, à la fin
du siècle dernier, comptait 800 communiants, avait pour fêter
patronale l'Assomption de la sainte Vierge et saint André. L'évêque
de Limoges y nomma les titulaires en 1719 et 1717, puis le prévôt de
La Souterraine en 1717 et 1755, et enfin le prévôt de Saint-Martial
depuis l'union de cette prévôté. Antérieurement à ces dates, Dun
faisait partie de la paroisse de Sagnat. Pierre Bagou était curé de cette nouvelle paroisse en 1765. M. Merle de La Brugière fut nommé curé de Dun en 1772 et M. Joseph Bazenerie en 1784. Ce dernier, né le 15 avril 1756, tesla fidèle à ses engagements au moment de la Révolution. Obligé de s'exiler, il fut rétabli dans ses l'onctions au concordat et mourut à Dun le 8 juin 1814. Deux cloches furent prises à celte paroisse et conduites à Guéret en vertu de la loi du 23 juillet 1793. Dès 1498, il y avait
dans l'enceinte du château de Dun une vicairie de Saint-Michel pour
laquelle l'évêque de Limoges nommait un titulaire jure devoluto
à cette époque. Elle est encore signalée en 1569. On y en trouvait
une autre dédiée à à Notre-Dame, dont la chapelle devint ensuite
l'église paroissiale. L'église actuelle a été reconstruite en 1765
d'après l'inscription suivante gravé sur le contrefort gauche de la
façade : L'existence d'un
hospice ou Maison-Dieu est aussi signalée à Dun en 1411, mais il
avait été établi bien antérieurement, puisque à cette date, Guy de
Chauvigny, seigneur de Châteauroux et vicomte de Brosse, en nomme
Martial Audoin, administrateur, avec charge spéciale de réparer les
bâtiments qu'une mauvaise administration a laissé, tomber en ruine. En 941 Dun était le chef-lieu d'une vicairie géographique. Une charte de celle époque nous dit que Ramulfe donne à Eldéjère, vicomte, à sa femme Tetberge et à leur fils Géraud, une terre située clans la vicairie de Dun, in urbe Biturico, in vicaria Dunese, in villa que votant Duno. (Bull, soc, arch. de Lim., t. XXVII p. 339.) Une autre charte nous apprend que entre 976 et 988 Géraud, vicomte de Limoges, concéda à l'abbaye de Saint-Martial de cette ville, son aleu de Dun, alodum proprietatis mee qui voratur Dunus cun ecclesia indominicata, vines, pratis, silvis, aquis etc. (DE LASTEYRIE, Etude sur les comtes et vicomtes de Limoges, p. 126.) Dun, fut ensuite une seigneurie des plus importantes, pos- sédée d'abord par une famille de ce nom. La fille de Géraud de Dun, dernier seigneur de ce nom, mariée à Roger Palestel périt en 1206, par la chutte de la grande tour du château. Les Palestel ou
Palesteau, dont le nom est resté attaché à celui de cette
seigneurie, appartenaient, à une famille des plus anciennes et des
plus puissantes de la Marche On y constate leur existence sans
interruption depuis le commencement du XII° siècle jusqu'au milieu
du XIII°, époque présumée de son extinction; mais un siècle plutôt
on trouve ses membres en Anjou, en Vendômois et en Nivernais. Dans
la Marche ils furent les bienfaiteurs des abbayes de Bénévent et de
Bonlieu. Leurs possessions étaient d'ailleurs considérables.
L'alliance de l'un d'eux avec Blanche de Châteauclos augmenta encore
leur patrimoine. La vicomté de Châteauclos était, une des
seigneuries les plus importantes de la province, et une de celles
qui jouissaient des plus nombreuses prérogalives; elle s'étendait,
sur les paroisses du Bourg-d'Hem, Champsanglard, Anzème, Jouillat,
Bonnat, La Celle-Dunoise et plusieurs autres. Ce fief était
l'apanage de l'aîné des enfants mâles qui portait en conséquence le
nom de Palestel de Châteauclos. Vers 1230, la famille n'était
plus représentée que par une femme, Guiburge ou Guiborde. La
dernière des Palestel épousa un vicomte de Brosses. Leurs
descendants furent, plus tard seigneur de Châteauroux et c'est ce
qui explique le droit qu'avaient ces derniers de nommer, les
administrateurs de l'Hôtel-Dieu qui existait à Dun avant la
Révolution. Les armes de Palestel, dont on ne connais pas les émaux
portent : Des chartes de 1274 et 1285 du cartulaires d'Aubignac nous apprennent qu'Hugues, vicomte de Brosses était à ces dates, seigneur de Dun et de Châteauclos. A ces maisons succédèrent celles de Chauvigny, de Maillé de la Tour-Landry et d'Aumont. Jean sire d'Aumont, épousa, en 1480, Françoise de Maillé, dame en partie de Dun-le-Palleteau, fille de Hardouin de Maillé, dit de La Tour-Landry, et d'Antoinette de Chauvigny, dame de Chateauroux. Le chevalier Jacques d'Aumont, seigneur de Dun-le-Palleteau, vivait encore le 35 août 1601. En 1639, le roi engageait les seigneuries de Dun et de Crozant à Gabriel Foucaud, seigneur de Saint-Cermain-Beaupré, en 1766, les héritiers d'Anne-Françoise Foucault, la dernière de sa race, vendirent ces deux comtés à Nicolas Doublet de Persan. En 1786, le château existait et était affermé 3,000 livres aux fermiers généraux. Aujourd'hui il ne reste rien de l'ancien château de Dun. Les collections de la Bibliothèque nationale en possèdent une estampe que M, A. Mazet a publiée clans les Mémoires de la Société des sciences de la Creuse, t. VI, p.46. Les villages de la commune de Dun sont:
Champ-de-Chabannes. La Font-Martin. La
Font-Martin. La Forêt. La Gassotte. Le
Genardou. |
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Jean-Luc JOLY