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NAILLAT
canton de Dun-le-Palestel

 

Département de la Creuse

 
    Villages en 2001:
Les Aires, Audines, Azat, La Barde, La Bastide, Les Beiges, Le Bost, Bougouet, Le Bourdeau, Chabanais, Champier,
Les Couteaux, Forges, Les Fougères, Les Francs, Freteix, La Gardette, La Gassotte, Le Grand-Couret, Les Granges, Grosbost, Lavaudaguet, Lavaugauthier, Le Mandement, Le Monteil, Pécut, Petit-Couret, Le Peyrat, Plantadis, La Pouge, Poulignat, Praneuf, Puyjaragne, Puymouche, La Rebeyrolle, Ribières, La Salesse, Teillablon, Le Teilloux, La Valette,
La Vergne, Les Villettes.

Notice par A. Lecler
Dictionnaire Topographique, archéologique et historique de la Creuse
chez Vve H. DUCOURTIEUX, Limoges, 1902:
NAILLAT
est le chef-lieu d'une commune dans le canton de Dun qui a 3,621 hectares de superficie
et 2,014 habitants. Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 326 mètres sur le bord de la Brézentine,
un affluent de la Sédelle, mais elle s'élève jusqu'à 404 mètres près du village de la Barde.

En 1122, ce lieu est appelé Anallacum (Cart. de Bénévent)
ANALAC, vers 1150 (Cart. de Bonlieu).
Albertus de Analiac, au XII° siècle (Labbe, Nov. Bibi., mss. II, 282 Chron. Gauf. Vos).
Prioratus de Analhaco, 1250 (Ch. d'Aubignac).
Analiacum, 1276 (Cart. de Bénévent).
Prior de Nailhac. XIV° siècle (Pouillé).
Prieur de Naillac, 1416 (Ch. des Ternes).
Dominus de Nailhaco, 1500 (Ch.de la cure de Guéret).
Seigneurie de Naillact, 1577 (Terr. de Dun)

Naillac, dans l'ancien archiprêtré de Bénévent, avait un prieuré dont le patron était saint Médard de Noyon.
Les prieurs étaient nommés par le prévôt de Saint-Vaulry en 1687, 1688, et par l'abbé de Saint-Martial de Limoges en 1698, 1762. N... du Autier était prieur en 1783.

La cure, à la fin du siècle dernier, comptait 2,900 communiants, environ 2,933 habitants; elle avait aussi pour patron saint Médard de Noyon.
Le prévôt de Saint-Vaury y nommait les curés en 1516, 1596, etc., jusqu'en 1661 et 1686.
L'évêque de Limoges y fit cependant une nomination en 1677.
Ce fut ensuite l'aquilaire du chapitre de Saint-Martial qui exerçait ce droit en 1744.

N... Genty fut nommé curé de Naillat en 1744.
Henri-Joseph d’Aubusson du Piat en 1776, il fut déporté pour la foi pendant la Révolution.

Mathurin Alaboissette, né à Saint-Sulpice-l es-Feuilles le 13 février 1758, fut curé de Couzeix,
puis de Saint-Sulpice-les-Feuilles. Déporté à l'étranger pendant la Révolution, il lui nommé, curé de Saint-Germain-Beaupré en 1803, et de Naillat en 1804, où il resta jusqu'en 1810, et fut curé ensuite de Bourganeuf.
N... Gillet était curé en 1824 et 1829.
Après lui furent nommés Louis-Hippolyte Montaudon en 1833.
Frédéric Pascaud en 1872.

Doux cloches furent prises pendant la Révolution dans l’église de Naillac et conduites à Guéret en vertu de la loi du 23 juillet 1793. Celle qu'elle possède actuellement pèse 790 kilos et porte cette inscription, :

« Parrain : René Desforges. Marraine: Amélie Marlière. M. Moreigne, maire. Pascaud, curé, 1878.
Bollée, fondeur- à Orléans »

A l’époque mérovingienne, Naillac avait un atelier monétaire.
M. Deloche décrit un tiers de sous d’or, pesant 1gr.25, du troisième quart du VII° siècle. Il est conservé au Musée de l’Hôtel des Monnaies, à Paris:
† ANALIACO. Tête à droite, droite, ceinte d'un bandeau perlé, terminé aux deux extrémités par deux bandelettes;
buste habillé.
†- AVDOBODO M. Croix égale : une couronne de grénetis autour de la légende.
Au  dessous du bourg de Naillac, sur la rive gauche de la Brézentine s'élève un monticule qui porte le nom de redoute il a 120 mètres de circonférence, et environ 10 mètres de hauteur.Un fossé, qui l'entourait recevait les eaux de la rivière, et défendait le château que le moyen âge y avait placé.

Les seigneurs de Naillac, dont les armes, sont d'azur à lions léopardés d'or, l'un sur l'autre, sont connus depuis Hugues, seigneur de Naillac, du Blanc en Berry et de Gargilesse, vivant en 1187. Il eut pour fils Hugues, seigneur de Naillac, 1230, qui fut père de Guillaume, seigneur de Naillac, 1261. Le fils de ce dernier fut Pierre, seigneur de Naillac, vicomte de Bridier 1275, dont Pierre, seigneur de Naillac, vicomte de Bridier 1340. Vint ensuite Périchon do Naillac, vicomte de Bridier. Ce dernier laissa :1er Philibert de Naillac, grand prieur d'Auvergne, grand maître de l'ordre de Saint Jean de Jérusalem, mort en 1421. 2° Guillaume, seigneur de Naillac, vicomte de Bridier en 1384, qui fut père de Jean seigneur de Naillac, grand panetier de France, tué à la bataille des Harengs en 1428, et ne laissant pas de postérité. (Nobil. Lim., III, 268.)

On cite ensuite un Pierre Barton, vicomte de Montbas, qui aurait été seigneur de Naillac et chancelier de la Marche en 1476.

Gabriel Foucaud, chevalier, était seigneur de Saint-Germain-Beaupré, Naillac, Fleurat, etc.; il mourut vers 1558. (Nobil. Lim., Il, 186.)

Naillac passa dans la famille Rebière dont les armes sont d'argent à la fasce de gueules accompagnée en chef d'un croissant de sable entre deux étoiles du même et en pointe d'une étoile aussi du même.

André Rebière, écuyer, seigneur de Naillac, Fleurat, Cessac, etc., fit aveu du fief et seigneurie de Naillac le 24 mars 1720. Son fils Pierre Rebière, chevalier, seigneur de Naillac laissa Gabriel-Pierre Rebière, chevalier, seigneur de Naillac, qui est mort en Angleterre le 24 avril 1809, ne laissant  que des filles. Sa vie a été écrite par l'abbé Carron, dans son ouvrage intitulé : Vies des justes dans la profession des armes, dont il existe plusieurs éditions. Elle a été publiée à part, à Limoges, en un petit volume in-18 et Feller en a donné un résumé dans son dictionnaire, au mot Naillac.

Les villages de la commune de Naillac sont :

Chabannais, en 1373, Guy de Chauvigny, seigneur de Château-Gardette vicomte de Brosse et seigneur de Dun, faisait hommage à Jean de Bourbon, comte de la Marche, pour la quatrième partie de la justice de Naillac, excepté sur le fief du sire d'Audines, et aussi pour ses forêts bois et garennes de Chabanais.

Fougères (Les) en 1610, ce village payait des rentes à la commanderie de Paulhac.

Pécut, près de ce village, à droite du chemin qui va de Naillac à Dun se trouve un menhir de 3m50 de hauteurs, renflé par le milieu et ayant 1 mètre de largeur à la base. A côté de ce menhir un second plus petit est renversé.

Peyrat (Le), en 1761, David de Lalouë, écuyer, seigneur du Masgilier vendit à André Mestadier, sieur de Neyre-Nuict la dime des villages du Peyrat, des Ribières et des Francs, paroisse de Naillac, pour la somme de 300 livres tournois.

Poulignat, était une préceptorerie ou commanderie, dont la fête patronale était la Nativité de Saint Jean. Le prieur de la Maison-Dieu de Montmorillon y nommait le titulaire en 1602, et elle était possédée par les Augustins de cette ville. Une petite cloche fut prise à Poulignat en vertu de la loi du 6 août 1791.

Teillablon Salesse (La), près du village des Ribières, plusieurs champs sont couverts de tuiles à rebords;
on y trouve aussi des restes de murs d'un château appelé des Buxières, qui en 1773 appartenait à messire Pierre Ribière, écuyer, seigneur de Naillac, les Buxières, etc.

Valette (La), a 100 mètres du village de La Vallette, dont une seule maison est dans la commune de Naillat et 21 dans celle de Dun, on trouve un dolmen de forme rectangulaire. Il conserve encore cinq supports, deux au nord et trois au midi, ceux de l'est et de l'ouest ayant disparu. La table est formée de deux pierres, l’une de 2m30 de longueur, l’autre de 2m70.

 
    Aires (Les)
Audines
Barde (La)
Bastide (La)
Beiges (Les)
Bost (Le)
Bougoueix
Bourdeau (Le)
Lavaudaguet.
Champfrier.
Couteaux (Les)
Francs (Les)
Fréteix
Forges
Gardette (La)
Gassotte (La)
Granges (Les)
Grand-Couret
Grosbost
Lavaudaguet
Lavangautier
Mandement
Monteil
Petit-Couret
Plantadis
Praneuf
Puyjaragne
Pouge (La)
Puymouche
Rebeyrolle (La)
Ribières (Les)
Salesse (La)
Teillablon
Theilloux (Le)
Vergne (La)
Villettes (Les)
 
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