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JARNAGES est un chef-lieu de canton dans l'arrondissement de Boussac,
qui se compose des communes de :
Blaudeix, La Celle-sous-Gouzon, Domérot, Les Forges, Gouzon, Gauzougnat, Jarnages, Parsac, Peyrefitte, Rimondeix,
Saint-Sylvain-sous-Toulx et Trois-Fonds.
La superficie de ce canton est de 17,896 hectares et sa population de 7,962 habitants.
La commune de Jarnages a 835 habitants, sa superficie est de 919 hectares.
Garnaga, 1180; Jarnaja, 1196, 1209; Garnaja, 1197; Garnaje, 1199 (Cart.
de Bonlieu).
Prior de Jarnaja , 1199 (Ch. de Bonlieu).
Jarnagia, XIIe siècle (Cart. de Blessac).
Prior de Jarnaja, 1201, 1206.
Garnagie, 1207 (Ch. De Bonlieu).
Gerruggia, 1216 (bulle d'Innocent III).
Jarnage, vers 1250 (d Hozier, généal. de Chamborant).
Jarnaja, 1285 (Baluze, Miscell., 1. 282).
Mensura Jarnagie 1317 (Ch. du Moutier d'Ahun).
Prioratus de Jarnagia, 1334, 1494 (Ch. et Cart. des Ternes).
Prior de Jarnagia, XIV° siècle (Pouillé).
Jarnage, 1434 (arch. de M. Jorrand).
Jarnago, Garnage, 1436 (arch. de Guéret). –
Franchisia de Jarnagia, 1438. Chastellain de Jarnaige, 1471 (Ch. et Cart.des Ternes).
Jarnaige, 1552 (Ch. de Chambon).
Jarnages, dans l'ancien archiprêtré de Combraille, avait un prieuré d'hommes, sous le patronage de saint Michel.
L'abbé de Cluse, ou l'Ecluse, en Savoie, diocèse de Turin, nommait le prieur en 1554, 1753.
L'évêque de Limoges fit cette nomination en 1713.
Une bulle du Pape Innocent III, des ides d'avril 1216, confirme à l'abbé de Cluse, diocèse de Turin,dans l'évêché de Limoges : le monastère de Buxeria (Bussière-Badil) avec ses appartenances, l'église d'Albeniaco (Albignac) avec ses appartenances, l'église de Geruggia (Jarnages). Ce monastère de Cluse avait été fondé en 966 par Hugues Dissatus, seigneur auvergnat.
Une autre bulle du 4 descalendes de mars 1245, confirme la précédente. Pierre Breau était prieur le 9 avril 1397, Philippe Billon en 1440, Charles Labaureix jusqu'au 17 avril 1713, jour de son décès, et Guillaume Besse-Dumas le fut en 1753, il devint doyen du chapitre de Guéret, repoussa la constitution schismatique du clergé et mourut en 1792
.La cure de Jarnages était en ville mûrée et comptait 680 communiants (environ 910 habitants. Elle avait aussi saint Michel pour patron. L'abbé de Cluse nommait le curé en 1664. Ce fut le prieur de Jarnages en 1571, 1578, 1606,1637, 1641, 1706, 1737, 1768.
Enfin ce fut l'évêque de Limoges en 1664, 1706, 1737, 1768.
Une communauté de prêtres existait en 1564. Pierre Valot, prêtre, fonda une vicairie à l'autel de la Sainte-Vierge. Le prieur de Jarnages présentait le titulaire que devaient nommer les héritiers du fondateur.
Pasquet de Guareyteyr, paroisse de Pionac, fit cette nomination en 1472. Pierre Tourniol était curé de Jarnages en 1699. René Arousset lui succéda en 1708 et mourut lui-même le 1er mars 1737. Filloux mourut avant 1768. N... Roux fut curé de Jarnages vers 1768.
Boëry fut nommé en 1768; Etienne-François Blondon en 1776; Charles Roudeau de Laplagne en 1783; Mathieu Delaloue, qui avait était déporté sur les pontons de Rochefort pendant la Révolution, fut nommé en 1803; Sudre en 1812; Souton en 1891; Dutromp en 1866.
L'église de Jarnages est une construction des XII° et XIV° siècles. En 1434 Jarnages dut être pourvu de fossés et de fortifications, d'après une ordonnance rendue par Bernard d'Armagnac au nom de son père, roi de Sicile et comte de la Marche.
En 1410, Guillaume de Villemoune en était capitaine. En 1591, la ville fut prise, pendant la Ligue, par le sieur de Chasteigner d'Abain, gouverneur de la Marche, au nom du roi.
Le 4 mai 1785, la ville de Jarnages fut détruite en partie par un incendie. On voit près de Jarnages les fondations d'un ancien édifice qui, par la taille des pierres, la forme des briques et des tuiles,parait être un ouvrage romain.
Jarnages était le chef-lieu d'une châtellenie royale, dont les appels étaient portés à la sénéchaussée de Guéret.
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