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Cartes postales
anciennes :

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Paroisses et Communes de France : Creuse
Christian POITOU, CNRS éditions, 2000
Élection de Tulle, archiprieuré
de Chirouze en 1643.
St-Martial-le-Vieux possédait
une justice seigneuriale ressortissant à la sénéchaussée
de Guéret.
En 1789 Saint-Martial-le-Vieux comparut à la
fois à Tulle et à Guéret (cf. A. Brette, Recueil..., t.
III, p. 506).
Provinces : la paroisse de
Saint-Martial-le-Vieux était partagée entre la Marche et
le Bas-Limousin.
La partie marchoise formait la collecte
de Châteauvert (voir plus bas), tandis que la
partie occidentale de Saint-Martial-le-Vieux appartenait
au Bas-Limousin (A. Thomas, Le Comté de la Marche ...,
p. XLIII).
De tout temps, patronage de
l'évêque de Limoges.
Toponymie
:
Saint-Martial prés la Courtine ;
Mont-Vert (Révolution) ; Saint-Martial (1801).
Territoire et administration :
La collecte limousine de
Saint-Martial-le-Vieux était composée du bourg et des
villages de Rozier et la Ribe, le Mont et Chamoureix,
Amarot, Laval et le Deveix (AD Corrèze, C 30 [1765] ).
Selon ce même document, cette collecte aurait autrefois
appartenu à l'élection de Guéret,
mais « on ignore le
temps et les motifs de l'union à l'élection de Tulle ».
Démographie
:
1765 : 31 feux (AD Corrèze, C 30).
Communiants en 1762 selon Nadaud : 590 ; communiants
selon le pouillé de 1773 : 350.
1790 : 672 habitants ; 1791 : 655 habitants.
Militaires (compris dans les chiffres de population
ci-dessus) :
An IV: 12 ; an XII : 6 ; 1806 : 50 ; 1820 : 5 ; 1831 :
1.
Conservation des registres paroissiaux et d'état
civil :
C.G. : 1782-1792 (manquent 1785, 1787)
; 1793-1932
(manquent N. 1826-1850).
A.C. : 1708-1792 (manquent 1727,1731,1732 en partie,
1736-1737, 1789-1790) ; 1793--->.
Bibliographie :
Benvenuti (F.), Abrégé d'histoire locale.
Saint-Martial-le-Vieux et Couffy-sur-Sarsonne.
Couffysur-Sarsonne, F. Benvenuti-Pallet, 1994, 26 p.
Châteauvert :
Châtellenie de la Montagne en 1643
et 1686 ; de Felletin en 1751.
Châteauvert possédait une justice seigneuriale
ressortissant à la sénéchaussée de Guéret (AD Creuse, B
105).
Province : la collecte de Châteauvert était entièrement
en Marche (A. Thomas, Le Comté de la Marche..., p.
XLIII).
Gouvernement de la Marche selon Florent d'Argouges
(1686), du Limousin selon Robert de Vaugondy (1753).
Territoire et administration
:
La collecte de Châteauvert
dépendait au spirituel de la paroisse de
Saint-Martial-le-Vieux.
Elle se composait des villages
de Bord, les Gioux et la Haute, la Roche, Baptifois,
Vintejoux, Vassivière, Fauconnèche
(AD Creuse, C 48,
rôle de 1743).
Démographie :
1774 : « Châteauverd, annexe de
Saint-Martial, 3 [feux vifs] ».
Notice par A. LECLER
Dictionnaire, topographique,
archéologique et historique de la Creuse
Vve H. DUCOURTIEUX, imprimeur, Limoges, 1902
SAINT-MARTIAL-LE-VIEUX
est une commune du canton de La Courtine, qui a 604 habitants. Sa superficie est de 2.222 hectares et son altitude au-dessus du niveau de la mer va jusqu'à 931 mètres. Ce point, situé dans la forêt de Châteauvert, à la limite nord-est de la commune, est le plus élevé de tout le département.C'est aussi dans cette forêt, s'étendant sur les communes de Saint-Oradour-de-Chirouse et de Saint-Martial-le Vieux, qu'on trouve quelques ruines, seuls restes de la localité des Chirouses, dont un des anciens archiprêtrés du diocèse portait le nom. Cette commune n'a pas eu d'autre nom que celui de Saint-Martial : Dominas de sancti Marciale, vers 1374 (Coll. Brunet). Capellanas sancti Marcialis prope Cortinam, XIV° siècle (Pouillé). La cure de Saint-Martial-le-Vieux était dans l'ancien archiprêtre de Chirouze. Au XVIII° siècle, elle payait 30 livres de décimes,
et avait 590 communiants (environ 787 habitants). Saint Martial de Limoges en était le patron. L'évêque de Limoges v a nommé les curés en 1473, 1578, 1632, 1634, 1655, 1678, 1707, 1738.
Une vicairie en l'honneur de saint Antoine et de la sainte Vierge fut fondée dans cette église par Gilbert, Jacques, Philippe
et François de Langhat, seigneurs de Saint-Martial. Elle était appelée de Saint-Brice, et fut plus tard transportée dans
l'église de Saint-Oradour-de-Chirouse. Les titulaires furent nommés par Pierre de Rochefort, chevalier, seigneur de Châteauvert et des Chirouses en 1500.
Anne de La Grange, veuve de noble Gaspard de Rochefort en 1514. Jeanne de Presteilh, dame de la baronnie de Châteauvert et de Chirouse, comme administratrice de Joseph de Rochefort, son fils,1531. Catherine de Rochefort veuve de Michel des Anges, ou Aiges, chevalier, seigneur de Monestier, avec Charlotte de Rochefort,
femme de Jean d'Ussel, écuyer, seigneur de Rets et de Bonnefon, 1553. Joseph d'Ussel, chevalier de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, comme procureur d'Antoine, son frère, avec Grison autre frère,
et la dite Catherine de Rochefort, et Jeanne de Rochefort, femme de noble Antoine de Bosredon, seigneur de Villevaleix, comme barons de Chàteauvert, 1562. Gui d'Ussel, chevalier de l'ordre du roi, avec Antoine, écuyer, 1577. Gilbert, seigneur de Saint-Martial,
Charles, le Bets et, Saint-Germain, 1650, 1675. Les patrons permirent au vicaire, en 1562, d'acquitter le service à Saint-Oradour-de-Chirouse, ou dans la chapelle du château de Châteauvert. Une autre vicairie fut fondée à l'autel de saint Pierre, apôtre et de sainte Catherine, par Guillaume de Rochefort, chevalier, seigneur de Saint-Martial-le-Vieux ; elle fut décrétée et spiritualisée le 28 avril 1473. La nomination du titulaire devait être faite par les seigneurs de Saint-Martial-le-Vieux, successeurs du fondateur. N... Blaziot fut nommé curé de Saint-Martial-le-Vieux en 1738. Jean-Baptiste-Joseph Daix en 1786, il fut déporté pendant la Révolution. En 1823 et 1829 cette paroisse était desservie par le curé de La Courtine. Guillaume Dumazet était curé en 1844 et 1846. François Farjaudon fut nommé en 1847. Annet Devedeix en Mathieu Laliron en 1875.
Le fief de Saint-Martial-le-Vieux, en 1260, appartenait à Robert de Saint-Martial, chevalier. Sa fille, épousa, vers 1980, Hugon de Rochefort, fils cadet de Géraud de Rochefort, seigneur de Murat-le-Quaire et des Chirouses. Dès lors, a baronnie de Saint-Martial-le-Vieux appartint à la branche cadette des Rochefort de Châteauvert, dont il est parlé plus loin. Anne, dame de Saint-Martial épousa, en 1525, Gilbert-Alyre de Langeac, et leurs petite-fille, Marguerite de Langeac,
dame de porta cette baronnie à Antoine d'Ussel en l'épousant en 1606.
Les armes de la famille de Langeac sont : d'or à trois pals de vair. La commune de Saint-Martial-le-Vieux contient les villages suivants
(1902) :
Châteauvert est qualifié baronnie dès le XV° siècle. Le château a été habité jusqu'à la Révolution ; aujourd'hui il n'en reste que le donjon. Aymon de Rochefort, damoiseau, fils ainé de Géraud de Rochefort, seigneur de Murat-le-Quaire et des Chirouses,
était seigneur de Châteauvert en 1312. Ses armes sont fascé d'or et de gueules de six pièces. La sépulture des seigneurs de Châteauvert était dans l'église de Couffy voisine de leur habitation, mais aujourd'hui dans le département de la Corrèze. On y voit sur une dalle du sanctuaire un chevalier, revêtu d'une armure complète. avec une chaussure pointue, les mains sur les hanches et l'épée posée en travers, sous le corps. On y lit en caractères néo-romans : 0 vos omnes qui transitis per viam, attendite et considérate quia mors certa imminet, incerta judicia manent. Orate Deum pro mortuis peccatoribus. Et jacent hic Doinini de Castello virido. 0rate pro eis. Vers 1532, Charlotte de Châteauvert. dame de Châteauvert, épousa Jean d'Ussel
et leurs descendants possèdent encore le donjon de Châteauvert.
D'Ussel porte: d'azur à la porte d'or, clouée et verrouilée de sable, accompagnée de trois étoiles de même.
Ortiaux (Les) ou Les Ourtiaux. Une famille de ce nom qui s'est répandue surtout en Auvergne a fourni François Desortiaux né en 1662, qui fut curé d'Angoulême. de Versailles, de Sedan; refusa l'évêché de Clermont-Ferrand, et mourut en odeur de sainteté en 1725.
Sarsoux. La Sarsonne prend sa source prés de ce village auquel elle doit son nom, et va se jeter dans la Diège, affluent de la Dordogne.
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