Villages en 2001 :
Allys, Beaux,
Calvaire, Croix-Longue, La Cure, L'Etang, Fontgoux,
Ganne, Léoneix, Méouze, Mont, Les Mottes, Nourcy,
Planchat, Pommier-Grand,
Pralong, Vedrenne, Vidée. |
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Notice par A. Leclerc
Dictionnaire Topographique, archéologique et
historique de la Creuse
chez Vve H. DUCOURTIEUX, Limoges, 1902.
SAINT-ORADOUR-DE-CHIROUZE, est une commune du canton de la Courtine,
qui a 703 habitants.
Sa superficie est de 2,845 hectares, et son altitude au-dessus du
niveau de la mer s'élève jusqu'à 931 mètres,
près de sa limite, vers la commune de Saint-Martial-le-Vieux, c'est
le point le plus élevé du département.
Dans les anciens documents ce lieu est toujours nommé Saint-Oradour
:
Prior et capellanus sancti Adoratoris.
Aujourd'hui au lieu d'Oradour on écrit souvent Oradoux.
Saint-Oradour-de-Chirouze, dans l'ancien archiprêtré de Chirouze,
avait un prieuré sous le patronage de saint Adorateur, martyr, fêté
le 14 novembre, et de saint Barthélemy. Il fut uni en 1312 à la
prévôté de Meymac. Cependant l'abbé de Meymac y a nommé en 1474,
1631, 1736, 1737. Dom Mauran était prieur en 1783.
La cure de Saint-Oradour-de-Chirouze, à la fin du XVIII° siècle,
avait 660 communiants (environ 880 habitants). Saint-Barthélemy en
était le patron. L'évêque de Limoges y nommait un curé en 1679.
L'abbé de Meymac nommait en 1597, 1657, 1659. Le prieur claustral et
le chapitre exerçaient ce droit de nomination en 1597, l'abbé étant
absent; puis à cause de l'union du prieuré de Saint-Oradour avec la
manse conventuelle, en 1721 et 1741.
Jean de Châteauvert
était curé de Saint-Oradour-de-Chirouze en 1508. N... Mary mourut
ancien curé en 1'767. Marien-Simon Villatte nommé en 1763,
subit la déportation pendant la Révolution, ainsi que son vicaire,
Marien Rougier; il y fut nommé de nouveau en 1803. N... Labour, y
était en 1823, 1826. N... Gorse en 4826, 1829.
François Giron en 1837, 1845. Julien Delarfeux fut nommé en 1815. Louis
Depeux en 1874.
Il y avait dans l'église de Saint-Oradour-de-Chirouze une vicairie
en l'honneur de saint Antoine et de la Sainte Vierge, dont il est
parlé ci-dessus à l'article Saint-Martial-leVieux.
Il avait aussi existé en ce lieu une maladrerie de fondation royale,
à laquelle nommait le grand aumônier de France mais il n'en restait
rien au XVIII° siècle.
Une petite rivière prend sa source dans la commune de Saint-Oradour.
C'est la Miouzette qui naît au-dessus de l'étang de Méouze qu'elle
traverse, pénètre dans le canton d'Eygurande (Corrèze) et va se
réunir à la Ramade pour former le Chavanon.
Les villages de cette commune sont:
Allis-Bas (Les).
Allis-Hauts (Les).
Auvialle.
Beaux (Les).
Chirouze, Eschiroza, qui a donné son nom a l'archiprêtré, est
totalement en ruine. On en voit quelques masures dans la forêt de
Château-vert, qui s'étend sur la paroisse de Saint-Oradour et sur
celle de Saint-Martial-le-Vieux. Une tradition dit que l'ancienne
ville des Chirouzes fut détruite par les Vandales, les Sarrazins, ou
les Normands; probablement par ces derniers au IX° siècle.
Il y avait un bénéfice portant ce nom, auquel nommait le prieur de
Sainte-Valérie en 1377.
L'archiprêtre de Chirouze était à la collation de l'évêque de
Limoges, et dès avant 1312 il s'étendait sur trente-neuf bénéfices,
savoir trente-deux cures, six prieurés et une commanderie de
Templiers. Son siège était à Peyrelevade dès 1501 On connait deux
archiprêtres de Chirouze antérieurs probablement à l'annexion de
leur titre à la cure de Peyrelevade. Ce sont: en 1237, Pierre Guy,
ou Wido, et en 1328. Raoul Lagrouh. Puis en 1502, Pierre Chalus.
Voir à l'article Chirouze la liste des paroisses comprises dans cet
archiprêtré.
Les Chirouzes était un fief important, et dans le courant de six
siècles il n'a appartenu qu'aux de Rochefort et aux d'Ussel. C'est
en 1522 que le chef-lieu de la châtellenie passa dans cette dernière
famille par le mariage de Jean d'Ussel avec Charlotte de Rochefort.
Coutijoux.
Croix-Longue (La).
Cros-Imbert (Le).
Gâne (La).
Léoneix (Le).
Meunières (Les).
Méouze. Il y avait en ce lieu une chapelle rurale et une vicairie
bâtie et fondée par noble Laurent de Nabarat, conseiller secrétaire
ordinaire de la reine, par acte passe à Paris le 19 juillet 104.
Cette vicairie fut augmentée par Gilbert de Segonzac, écuyer, et
Annet-Marie son fils. La chapelle avait pour fête patronale
Notre-Dame des Anges, célébrée le 8 septembre. Le titulaire était
nommé par les descendants du fondateur : Gilbert de Segonzac, sieur
dudit lieu et de l'Ecluse en 1677. Annet, chevalier, sieur de Méouze
en 1766.
Le château et le fief de Méouze appartenaient en 1668 à Gilbert
Duron de Segonzac, écuyer, seigneur de l'Ecluse,Boulareix. Armes
emmanché d'or et d'azur.
Mont (Le).
Mottes (Les). Ce village doit son nom aux cinq tumulus qui sont
disséminés entre ses maisons. M. le docteur Chaussat en a fouillé un
en 1884. Il avait vingt-six mètres de diamètre et cinq de hauteur.
Au centre était une sorte de crypte de deux mètres de diamètre sur
1m50 de hauteur. Le feu en avait vitrifié les parois. On y a
recueilli trois bouts de flèche au milieu de cendres et de débris de
pierres calcinées. Au-dessous du pavé de cette chambre funéraire se
trouve un fer de cheval avec une grande quantité de charbon. Cette
sépulture ne doit pas être antérieure au VI° ou au VII° siècle.
Mourey.
Planchat.
Pommier-Grand (Le).
Pralong.
Ransigeat.
Reclos (Les).
Rouet.
Vedrenne (La).
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