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LA-SOUTERRAINE
Chef-lieu de canton

 

Département de la Creuse

 
 




D'azur aux trois fasces d'or.

Villages en 2001:
L'Age-aux-Roux, Le Cros, Crosmont, Le Gratedis, Malonze, La Martine, Nuy, Le Phot, Le Poirier, Puychevrier.


Notice par A. Lecler
Dictionnaire Topographique, archéologique et historique de la Creuse
chez Vve H. DUCOURTIEUX, Limoges, 1902:

SOUTERRAINE (LA) est le chef-lieu d'un canton de l'arrondissement de Guéret, comprenant dix communes :
Azerables, Bazelat, Noth, Saint-Agnant-de-Versillac, Saint-Germain- Beaupré, Saint-Léger-Bridereix, Saint-Maurice,
Saint-Priest­la-Feuille, La Souterraine et Vareilles.
Il compte 16,016 habi­tants, et sa superficie est de 27,342 hectares.

La commune de la Souterraine a 4,586 habitants. Sa superficie est de 3,690 hectares, et son altitude au-dessus dit niveau de la mer est de 4:37 mètres.

Subterranea, 1097 (Baluze, Miscell, 11, 178).
Sosterranea, vers 1144 (Baluze. Hist. de Tulle, col. 848).
Burgus Sanctœ Mariœ de Subterranea, XII° siècle (Labbe, Nov.Bibl. mss.,II, 282, chron. Gauf. Vos.).
Apud Subterraneam, 1203 (Rec. Hist. de Fr. XVIII, chron. de Bern. Ithier).
Les borjois de la Soterrane, vers 1250 (D'Hozier, généal. de Chamborant).
Subterranea, 1951 (Cart. d'Aubignac).
Mensura de Subterranea, 1250, 1257 (Ch. d'Aubignac).
Prœpositus de Subterranea, 1257 (lbidem, XIV° siècle (Pouillé).
Villa, prcepositus, monasterium de Subterranea, 1388, 1457, 1458, 1502 (Ch. de La Souterraine).
A la Sousterraine, 1408 (Ch. d'Aubignac).
La Soubsterrane, 1539 ( Reg. de Guarin).

On cite une charte de Hugues Capet de 992 maintenant le franc alleu des habitants de la Souterraine.

Gérald de Crozant donna ce lieu, en. 1015 ou 1016 aux. moines de Saint-Martial de Limoges qui y établirent un monastère. La prévôté de La Souterraine était annexée à la manse abbatiale de Saint-Martial end 1460.

Outre le prieur claustral, qu'on y trouve en 1530, il v avait six prébendes monacales auxquelles nommait le prévôt de la Souterraine en 1720, 1798, 1735. L'office du sacristain avec une prébende monacale, auquel nommait aussi le prévôt en 1558, 1564, 1569, 1581, 1586, 1724, 1739, 1742.

En 1630, les six prébendes ou portions monacales de cette prévôté étaient encore occupées par des religieux, mais quelque temps après leurs fonctions furent confiées à des prêtres séculiers. Le chapitre de Saint-Martial entreprit ensuite de faire unir cette prévôté à la manse capitulaire de cette abbaye, les prêtres communalistes de La Souterraine y formèrent opposition le 23 juillet 1714. Ils s'y opposèrent de nouveau en 1742, malgré cela, il y eut un décret d'union le 31 mars, 1743. Le dernier prévôt de La Souterraine fut Jacques d'Aubusson ; il mourut à Brive le 9 août 1763, n'étant que diacre, mais âgé de quatre-vingts ans.

L'office monacal fut alors supprimé, et on ne devait plus faire que le service paroissial. Le curé et les prêtres communalistes payés par le chapitre de Saint-Martial en furent chargés ainsi que d'acquitter les fondations qui existaient. Ils devaient en outre distribuer aux pauvres la même quantité de pain que le prévôt leur donnait, payer le précepteur qui enseignait aux enfants à lire et à écrire, et les principes du latin, etc. Il fut aussi réglé que les bénéfices simples dépendant de la prévôté seraient à l'avenir à la nomination des abbés de Saint-Martial, et les cures à la pleine collation des évêques de Limoges.

Les prévôts de La Souterraine connus sont:
Albert, ou Adalbert, vers 1018, fut ensuite abbé de Saint-Augustin de Limoges.
Albert, était prévot de La Souterraine avant 1113, lorsqu'il fut élu abbé de Saint-Martial.
Gaubert de Mirabel, 1150, fut ensuite abbé d'Uzerche. Pierre Ardellon ou Ardaillon en 1195.
R... était prévôt en 1212.
Alelme ou Adalelme, abbé intrus de Saint-Martial, fut prévôt de La Souterraine, 1216.
Itier du Barri en 1228 et 1276.

Olivier Marcel en 1392.

Jacques Jouviond, un peu avant 1433.
Pierre Jouviond de brouille, 1440.
Mathieu de Drouille, tué en 1495.
Roland Barthou, en 1539.
François de Neuville, en 1560 et 1568.
Jean de Montru, en 1570.
Léonard Bouillé, en 1580.
Jacques de Monzargues, en 1583.
Louis d'Aubusson de La Feuillade en 1613, et depuis évêque de Metz.
Georges d'Aubusson de La Feuillade en 1662. Jean-Georges d'Aubusson, mort en 1713.
Jacques d'Aubusson en 1714, jusqu'à la suppression de la prévôté en 1743.

La cure de La Souterraine, dans l'ancien archiprêtre de Rancon, avait pour patron saint André et la Sainte-Vierge. L'office paroissial se faisait dans l'église à l'autel de Saint-André apôtre. mais une ordonnance de 1756 régla qu'il se ferait à l'autel de Notre-Dame, dans le choeur des anciens religieux. Vers la fin du XVIII° siècle il v avait 2,350 communiants (environ 3,133 habitants). L'abbé de Saint-Martial y nommait le curé en 1516. Ce fut le prévôt de La Souterraine en 1564, 1567, 1647, 1674, 1701, et enfin l'évêque de Limoges depuis l'union de la prévôté.

Étienne de La Chassagne était curé de La Souterraine en 1130. Nicolas Villani en 1320. Martial de Charles en 1516.   Pierre Sallet, 1598, 1630. Jacques Salles, neveu du précédent, 1631, 1617.  N... Poujaud, 1647, 1652. N... Delacroix, 1652, 1673. N... Guillemet, 1674, 1704. Jean de La Salle de Ribeyreix, docteur en théologie, jusqu'en 1739. Jean-Baptiste de Lassalle de Ribeyreix, neveu du précédent, 1739, 1762.  François Rebière, nommé en 1762. subit la déportation pendant la Révolution ainsi que ses deux vicaires Bonnet et Poignet. Jean Dubrac-Villandraud, nommé curé-doyen en 1803, mourut en juin 1809. André-Laurent Pignet, mort curé de La Souterraine au mois d'août 1825. N... Pic, nommé en 1825. Jean-Baptiste Cazaud en 1829.  Antoine Cialis en 1879.

Il y avait six vicairies fondées dans l'église de La Souterraine :

1° Noble Vincent de Savignac et Agnette Boysadampne, sa femme, seigneur de Saint-Priest-la-Feuille, en fondèrent une le 19 mai 1473; elle était à l'autel de Saint-Vincent. Le prévot de La Souterraine la conféra en 15S1 et 1583; ce fut ensuite l'évêque de Limoges. Les nominations étaient faites par les seigneurs de Sain t-Priest-la-Feuille : Jean de Savignac en 1510. André, écuyer, en 1583. Gabriel, seigneur de la Maison-Rouge, paroisse de Saint-Maurice et de Chabanne,avec Louis de Saint-Julien, étuver, seigneur de La Rochette et de Saint-Priest, et Catherine de Savignac sa femme, fille de feu Gabriel en 1652. Jacques Mondain de Montostre de Savignac, écuyer, seigneur de La Maison-Rouge, avec Bonnet comme seigneur de Saint-Priest en 1700. Anne Chaud, veuve dudit Mondain, avec Léonard-Joseph, son fils en 1740. Le roi, sur la présen­tation de Bonnet, seigneur de Saint-Priest, aussi en 1740.

2° Celle fondée par Jacques de La Rue, prêtre, qui était à l'autel de Saint-Antoine. Le prévôt de La Souterraine y nom­mait un titulaire en 1564. L'abbé de Saint-Martial exerça ensuite ce droit depuis l'union de la prévôté.

3° Celle des Bardet, fondée en 1564, à l'autel de Saint-Léonard. N... Bardez femme de Palisson, juge de La Bussière­Rapy, avec autre N... Bardet, femme de Lestant, y nommaient en 1573.

4° Martial et André Auzanet, bacheliers en droit, en fondèrent une qui fut érigée le 17 août 4513, par Jean et André Auzanet frères, marchands, fils et neveu des fondateurs. Elle était à l'autel de Sainte-Valérie. L'ainé des descendants des fondateurs nommait le prêtre chargé de cette vicairie. Et quoique l'évêque de Limoges en ait nommé un en 1643, on trouve ce droit exercé en 1584 par Auzanet, procureur au parlement de Paris, en 1600 par Auzanet, greffier de la vicomté de Bridiers, en 1639 par Auzanet, sieur de Vareille, en 1651 par Auzanet, sieur de Clairbize, en 1701, 1704 et 1706, par Auzanet, sieur de Jeraffi, bourgeois.

5° Une, fondée par Olivier Blanchard, appelée du Saint-Esprit, qui était à l'autel de Saint-Fiacre, et qui fut unie à la communauté des prêtres.

6° Celle de Louis Mercier, à l'autel de Saint-Pierre, desservie par les prêtres de la communauté.

Depuis 1564, la communauté des prêtres de cette église est souvent indiquée, elle semble avoir existé jusqu'à la Révolution.

L'église bâtie par les religieux de Saint-Martial, fut commencée au XI° siècle. Elle est en forme de croix latine, avec des bas-côtés étroits et élevés et un chevet carré. Sa nef, qui a 40 mètres de longueur sur 7 mètres de largeur, avec deux collatéraux très étroits, est formée de cinq travées, avec voûte d'arêtes en plein cintre, s'interrompant brusquement au transept. La première travée est ogivale, avec colonnes cylindriques et chapiteaux grotesques; elle est recouverte d'une coupole ronde, percée air centre d'une lunette circulaire La seconde, quoique de même date (1070), est voûtée en berceau. Le reste de la nef est plus moderne d'un siècle (1195). Quatre faisceaux de piliers qui entrecoupent les deux larges bras du transept (40 mètres de large), forment comme un bas côté dans une nef. Au-dessus de la croisée repose une demi-coupole ovale, trouée d'un oculus. L'abside se termine brusquement par un chevet carré, percé d'une large fenêtre lancéolée, que bordent (les groupes gracieux de colonnettes engagées le long des murs, et dont les nervures rondes vont se réunir à la voûte ogivale, spécimen complet de l'art du XIII° siècle. Toutes les autres fenêtres sont plein-cintre.

Plusieurs parties de ce monument ont été refaites à différentes époques. Ainsi les chroniques constatent qu'on rebâtissait une partie de cette église en 1497. L'énorme saillie de ses contreforts, l'épaisseur de ses murs, percés de longues et étroites fenêtres, lui donnent l'apparence d'une forteresse, plutôt que celle d'un édifice religieux. Elle servit effectivement de forteresse pendant le moyen âge. Les bourgeois, en 1171 notamment, s'y réfugièrent; ils fortifièrent le clocher, et s'y défendirent comme dans un donjon.

Au-dessous du chœur est une vaste crypte pie comprenant quatre chapelles reliées entre elles par un large couloir. Suivant la tradition, le tombeau de Gérald de Crozant, qui donna La Souterraine au monastère de Saint-Martial, se trouvait dans cette crypte. On y voit aussi un puits, comme dans plusieurs de nos anciennes églises; et dans la muraille, une pierre. cassée en deux morceaux, conserve cette inscription romaine :

[DI]IS MANIBVS ET MEMORIAE PAVLL[I]
NI FILI[I] ITEM IMEMORIAE PAVLI
PATRIS ITEM NERTACI AVI N[ERT]

ACVS VIVVS POS[VIT] 

« Aux dieux Mânes et à la mémoire de Paullinus son fils, de Paulus son père, et de Nertacus son grand-père, Nertacus a, de son vivant, élevé ce tombeau ».

La porte principale de cette église est ornée de six archivoltes en retraite et son intrados polylobé est encadré entre deux colonnes à chapiteaux romans. Au-dessus se dresse le clocher carré, dont la base est couverte aux cieux angles par un lanternon octogone à toit conique. Il est formé de trois étages, séparés par des filets à modillons, et surmonté d'un toit pointu et octogonal.

Quatre cloches pesant ensemble 2,931 livres furent, prises à l'église de La Souterraine. qui en possédait cinq et un timbre, en vertu de la loi du 23 juillet 1793. Celles qui y sont actuellement portent les inscriptions suivantes.

+ S. Andrea a fulgure et tempestate defende nos et ora pro nobis, Amen. Faict en decembre l'an mil cinq cent vingt et cinq, P. Tortolou.

+ Prosper de Tournefort episcopo, Johanne-Baptista Cazaud parocho, Silvaner Pinaud et Victore Caeaud vicariis, Carolo-Remigio Montaudon-Ducros patino, Hna Stephania Montaudon de Monteront marina, Clodio Petit urbis prœtore, Francisco Bouyer civitatis prœfecto, Cio Remigio-Petro Cujas, Ludovico Sallet, Jho-Thlo Busson. Subterranea mense julii anno 1843. Ab Emilio Mutel conflata.

D'importants travaux de restauration ont été exécutés à l'église de La Souterraine de 1850 à 1873, sous la direction de M. d'Abbaye.

Le grand cimetière avait une chapelle dédiée à saint Michel en 1392. Une vicaire y avait été fondée. N... Massier y nommait un titulaire en 1439. Ce fut le prévôt de La Souterraine qui le nomma en 1561 ; puis l'abbé de Saint-Martial après l'union de cette prévôté. Enfin l'abbé du Dorat exerçait ce droit de nomination en 1751. C'est dans ce cimetière qu'il y avait en 1416 un endroit appelé de dessous les martyrs. Une cloche pesant 125 livres fut prise à cette chapelle en vertu de la loi du 6 août 1791 .

C'est aussi dans ce cimetière qu'avait été construite une lanterne des morts, transportée aujourd'hui dans le nouveau. Elle est de forme hexagone, ornée sur chaque arête d'une nervure ronde en saillie, six fenêtres plein cintre forment la lanterne, et le sommet pyramidal est terminé par une croix en pierre.

Un hôpital existait à La Souterraine en 139t. Les sœurs hospitalières de Saint-Alexis, sorties de celles de Limoges, s'y établirent en 1732. Elles y étaient douze en 1764 et huit vers la tin du XVIII° siècle. Deux cloches pesant 117 livres turent prises à cet hôpital en vertu de la loi du 23 juillet 1793.

Les sœurs de La Croix, sorties de celles de Limoges, s'établirent à La Souterraine. Le 8 juin 1682, Jacques Chapellet, prieur-curé de Saint-Etienne-de-Versillac, donna par son testament ses biens à Renée Betholaud et à Jeanne Bonnoeil, qui enseignaient les pauvres. Ces filles, par acte du 28 niai 1689, cédèrent ces biens aux sœurs de la Croix, pour continuer à instruire gratuitement les pauvres. Vers la fin du XVIII° siècle, elles étaient huit religieuses et une converse.

On remarque aujourd'hui, à La Souterraine, la maison-mère des sœurs du Sauveur et de la Sainte-Vierge, fondée par Mme du Bourg, mère Marie de Jésus, nièce de l'évêque de Limoges. Elle se fixa à La Souterraine en 1835. Les bâtiments de la communauté furent bénis par Mgr Buissas le 9 août 1815. La chapelle, dont la première pierre fut posée par Mgr Fruchaud le 22 mai 1867, fut terminée en juin 1871, et les restes de la fondatrice décédée le 26 septembre 1862, y furent transportés le 30 juillet 1878. Les religieuses du Sauveur et de la Sainte-Vierge ont pour but principal l'éducation de la jeunesse. Elles ont un tiers-ordre pour les paroisses rurales. Le diocèse de Limoges à lui seul compte 25 maisons du premier ordre et 26 du second.

La ville de La Souterraine avait été bien fortifiée; il en reste une belle porte à tourelles à cul-de-lampe du XIII° siècle.
En 1170 Henri Il roi d'Angleterre s'en empara. Hugues IX de Lussignan comte de la Marche, s'en rendit maître après un siège de plusieurs mois on 1207, et en détruisit les murs. Raimond de Gaucelme, abbé de Saint-Martial, obtint en 1296 des lettres de Saint Louis contre cette usurpation et fit rentrer la ville dans le domaine de son monastère. Ses remparts furent alors relevés, aussi les Anglais l'assiégèrent-ils inutilement en 1356.

Le pape Clément V passait à La Souterraine le 15 avril. 1306, et le 16 à Grandmont.

Jean-sans-Terre, roi d'Angleterre, était à La Souterraine en 1215, lorsqu'il approuva les Coutumes de Peyrat-le-Château : « Teste me ipso, apud Subterraneam, XVIII die marcii, anno xv. »

Le roi Saint Louis vint à La Souterraine en 1.242 et y fit son entrée solennelle avant à sa droite Foucault de Saint­Germain-Beaupré, et à sa gauche, le prévôt Auzanet. Le traité de Brétigny (1360) céda La Souterraine aux Anglais. Jean de Bourbon la reprit sur eux en 1372 ou 1373.

En 1440, Charles VII passa à La Souterraine.

Les États provinciaux de là Marche se réunirent dans cette ville en 1441 et 1418.

Parmi les monnaies romaines recueillies à La Souterraine en peut citer les suivantes :

Moyen bronze : GERMANICVS CAESAR Tl. AVGVST. P. DIVI. AVG. N. Tête nue à gauche. Au revers : C. CAESAR AVG. GERMANICVS PON. M. TR. POT. Dans le champ : S. C.
Argent : IMP. CAES. DOMIT. AVG. GERM. P. M. TR. P. XI. Tète laurée à droite. Au revers : IMP. XXI COS. XV CENS. P. P. P. Minerve debout tenant de la droite un javelot et de la gauche un bouclier.
Billon : IMP. TETRICVS P. F. AVG. Tête radiée à droite. Au revers : HILARITAS AVGG. Figure debout tenant de la droite une palme, de la gauche une corne d'abondance.
Grand bronze : MAXIMINVS PIVS AVG. G... Tète laurée à droite. Au revers : FIDES MILITVM. Femme debout entre deux enseignes militaires. Dans le champ : S. C.
Billon :  ICVS CAES. Tête radiée à droite. Au revers PIÉTAS AVG. Vases pontificaux.

En 1874, dans la commune de La Souterraine, on a trouvé un trésor contenu dans un vase d'argile, formant, par suite, une forte oxydation, un bloc aggloméré pesant plusieurs kilogrammes. Les types de monnaies le composant étaient peu variés. Pour le plus grand nombre, ils appartenaient au Berry, au Bourbonnais et à la Touraine. C'étaient des deniers de Châteauroux frappés au nom des RADULPHUS ou Raoul, avec la légende DEDOLIS. Des monnaies des abbés de Souvigy: SCS. MA1OLUS et SILVINIACO, et des abbés deTours SCS . MARTINUS et TURONUS CIVI.

Les villages de cette commune sont:

Bridier.  Voir l'article consacré à ce lieu.
A quelques pas de Bridier, sur le bord de la route de Dun, se trouvent deux énormes tumulus, presque contigus. L'un a 184 mètres de circonférence à la base et 15 mètres de hauteur, et est entouré de deux levées à une distance de dix mètres. L'autre, large de 54 mètres, porte à 18 mètres de hauteur une plate-forme plantée d'arbres. Une rampe pratiquée en 1793 pour y célébrer les fêtes de la Liberté en facilite l'ascension.
Un peu plus loin se trouve l'emplacement de la ville de Bré ou Breth. On y reconnaît des murailles en petit appareil romain, dont une a 30 mètres de long. Le sol est jonché de tuiles, de poteries noires ou vernies, de débris de marbre et de verre. Un nombre prodigieux de cippes funéraires y a été recueillis et débités par les tailleurs de pierre. On y a trouvé un Hercule en granit, un Amour en bronze, d'innombrables médailles gauloises et romaines, des mosaïques et des peintures à fresque, etc. Un grand nombre d'objets provenant de ce lieu sont aujourd'hui conservés au Musée de Cluny à Paris et cataogués de numéros 357 à 395. D'après la tradition, la ville de Breth aurait été détruite par le roi Pépin, et ses habitants seraient allés augmenter la population de La Souterraine.

Bussière-Madeleine (La) appartenait, comme La Souterraine aux religieux de Saint-Martial. Un moine y résidait en 1229. C'était une vicairie perpétuelle en chapellenie en 1564. Ce fut ensuite une succursale de La Souterraine. La fête patronale était celle de Sainte-Madeleine. Le prévôt de La Souterraine y nommait les titulaires eu 1554, 1564, 1571. Après l'union de la prévôté, le curé et les vicaires furent charges de desservir cette église.
Deux cloches, pesant 238 kilos, furent prises à l'église de La Bussière-Madeleine en vertu de la loi (lu 23 juillet 1793. Celle qui y est aujourd'hui porte cette inscription : Sit nomen Domini benedictum. L'an 1823. Par. Charles Gardemple, Mar. Marie Goulier-Lhéritier à Clermont.à Clermont.

Cros (Le). — Le Cros, Crosmont et le Poirier étaient la propriété de la famille Forgemol, qui aux XVII° et XVIII° siècles avait son caveau dans l'église de La Souterraine. Cette famille est connue depuis François Forgemol, procureur d'office de la vicomté de Bridier en 1522. Ses armes sont : d'azur à la fasce d'argent, chargée de deux molettes d'éperon, et accompagnée en pointe d'un vol d'épervier d'argent.

Crosmont. Une sépulture gallo-romaine trouvée à ce village en 1844, a donné un petit vase en terre noire et un en terre jaunâtre, avec deux soucoupes en terre rouge, le tout offert au Musée de Guéret.

Granges (Les), alias l'Age-Sainte­Marie, avait une chapelle en 1643.

Hermitage (L').  Appelé Arenum, mieux Hœremus, était l'habitation d'un ermite. Ce lieu était sous l'invocation de la Sainte-Vierge. Une cloche fut prise à la chapelle de l'Hermitage en vertu de la loi du 6 août 1791.
Il y avait en outre, dans la paroisse de La Souterraine, une Celle où demeurait une Hermite ou Re­luse. Ce lieu avait une chapelle sous l'invocation de Saint-Eutrope en 1574, et dans cette chapelle était une vicairie à laquelle nommait le prévôt de La Souterraine en 1564, droit qui passa à l'abbé de Saint-Martial après l'union de la prévôté. Pierre de Boussac, sacristain de la prévôté, prenait possession de cette chapelle en 1457. Un document de 1388 signale l'existence de cette recluse, et en 1483 Olive Blanchet, de la paroisse de Saint-Maurice, lui faisait un don par son testament.

Jéraphie, alias Jéraffi, qui appartenait à la famille Auzanet en 1700.

Justice (La).  Au mois de mai 1845 on a trouvé dans ce lieu une hache en silex rosâtre de 22 centimètres de longueur. Près du village de la Justice, une pierre, désignée comme menhir, n'est autre chose qu'une des bornes indiquant les anciennes limites de la seigneurie de Bridier du côté de La Souterraine. Elles sont taillées en prismes rectangulaires et ont remplacé des croix qu'un manuscrit sur la vicomté de Bri­ier nous dit avoir été plantées " par Durand d'Orliac, évêque de Limoges (1240-1246), et Brumer, chantre d'Angoulême

Malonze. — Près de ce village se trouve un camp romain, formé par une levée de terre d'environ quatre mètres de haut, circonscrivant un espace carré de 54 mètres sur 46.

Puy-la-Pierre. Une sépulture gallo-romaine, trouvée à ce village, était composée d'un bloc en pierre en forme d'hexagone irrégulier, dans lequel était creusée une urne, recouverte par une autre pierre er forme de pyramide quadrangulaire d'un mètre de hauteur. Elle contenait deux urnes en terre, l'une noire, l'autre rouge, conservant de débris d'ossements avec de la cendre.

Roudière (La), qui est un faubourg de La Souterraine, avait une chapelle dont la fête patronale était la Nativité de Saint-Jean. Cette chapelle était ruinée vers la fin du XVIII° siècle.

 
   

Affut (L').
Barneige.
Beauvais.
Bois-Bimbi (Le).
Bois-du-Breuil.
Bousseresse.
Champ-Valais.
Château des Rosiers.
Châteaurenaud
Chez (Le).
Colombier (Le).

Côte (La).
Croix Pierre (La).
Croix-Saint-Eutrope (La).
Croix-Saint-Martial (La).
Fanfaronne (La).
Hommes (Les).

Jasse (La).
Lage-au-Roux.

Lage-Bouvier.
Lage-du-Curé.
Leglais.
Leysat.
Magne (La).

Martine (La).
Mauvernis.
Mazoudiex.
Moulin-Barraud.
Moulin-Brand (Le).
Moulin de la Jasse (Le).
Nuits.
Parondelle (La).
Pentes (Les).

Petites Maisons (Les).

Peumaillat.
Peuroche.
Phot.
Pisserotte (La).
Poirier (Le).
Pont-Neuf (Le).
Pouyade La).
Prade (La).
Puichevrier.
Rue (La).
Sauzet.
Taillades (Les).

Vergnes (Les).

 

 
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