Sur le portail creusois | Vue du ciel | Monument aux Morts

 
   En mémoire de François Counil
 
 

ST-ÉTIENNE-DE-FURSAC
canton du Grand-Bourg

 

Département de la Creuse

 
 








6
imprimer
cette notice

 

Villages en 2001:
Ansannes, Beauvais, Belleville, Bois-aux-Arrêts, La Bussière, Chambette, Châtenet, Crépiat, Lachaise, Lachérade,
Lacour, Laprade, Laroberterie, Laroudeau, Longvert, Marliannes, Les Meides, Montfromage, Montigoux, Les Moulines,
Les Nadauds, Neuville, L'Oeil, Pallet, Paulhac, Le Petit-Neyrat, Les Pradeaux, Le Puy-Gerbon, La Saunerie, Serveillannes, Les Vergnes.


Notice par A. Leclerc
Dictionnaire Topographique, archéologique et historique de la Creuse
chez Vve H. DUCOURTIEUX, Limoges, 1902:

SAINT-ÉTIENNE-DE-FURSAC
est une commune du canton du Grand-Bourg, située sur la Gartempe, qui a 2,343 habitants.
Sa superficie est de 3,171 hectares et son altitude au-dessus du niveau de la mer atteint 432 mètres.

On trouve ce nom écrit :
Vicaria Firciacense. (Charte de l'an 960.)
Ecclesia sancti Stephani de Furciaco, vers 1090. (Cart. de Bénévent.)
Parrochia Sancti Stephani  de Fursac. (Acte de 1250.)
Parrochia Furciaci-inferioris, 1264. (Coll. Gaignières, 186, p. 123.)
Ecrlesia beati Stephani de Fursat, 1382. (Arch. de la Haute-Vienne. Cart. 0. Domina, p. 70 V°.)
Burgus de Fursaco, 1457. (D’Hozier, reg. III, Généalogie de Chamborant, p. 42, note.)
Fursac, 1539, 1540, 1541, 1542. (Reg. de Guarin.)
 

Saint Léobon, né à Saint-Etienne-de-Fursac, vécut en solitaire dans ce lieu. Il le quitta pour se retirer au bourg de Salagnac, où il mourut le 13 octobre vers l'an 539. Une chapelle portant son nom avait été élevée ici ; mais en 1744 elle était en très mauvais état, et fut alors interdite par l'autorité épiscopale, à cause des pratiques superstitieuses qui avaient lieu a deux fontaines situées près de cette chapelle. Elle fut ensuite démolie.
Saint-Etienne-de-Fursac était un prieuré-cure dans l'ancien archiprêtre de Rancon, dont la fête patronale était l'Invention des reliques de saint Etienne. Au siècle dernier on y comptait 1,800 communiants, ce qui suppose environ 2,00 habitants. L'abbé de Bénévent y nommait les titulaires en 1471, 1566, 1738, 1763. On trouve une nomination de 1637, faite par le vicaire général du monastère de Bénévent, l'abbaye étant vacante, et une de 1603, faite par l'évêque de Limoges.
Humbauld, évêque de Limoges (1087-1095), avait donné l'église de Saint-Etienne-de-Fursac à l'abbaye de Bénévent.
En 1273 vivait Etienne, prieur de Bénévent, qui avait été curé de Fursac. Jean-Baptiste Raby-Bourdier, nommé curé de Saint-Etienne-de-Fursac en 1767, fut déporté pendant la Révolution, ainsi que son vicaire N .. Moreau. N... Dicham était curé de Saint-Etienne-de-Fursac en 1823. N... Ulmet fut nommé en 1826. Henri-François Michon l'était en 1840. Etienne-Napoléon Ranjon, nommé en 1845. Léopold Augros en 1854. Simon Feigneux en 1875

Une partie de l'église de Salut-Etienne-de-Fursac a été bâtie au XV° siècle. On lit dans le pouillé de Nadaud : « Cette église était totalement rebâtie en 1492) ». En 1772, le tonnerre tomba sur- le clocher et y causa de sérieux dégâts, qui furent réparés la même année.
Une cloche, fondue en 1616, servit jusqu'en 1847 et fut remplacée par une autre dont le parrain fut M. Victor Rogues de Fursac, conseiller à la Cour royale de Limoges, et ,la marraine Mlle, Marie-Louise Rogues de Fursac, sa nièce.
Après quarante ans de service, cette dernière fut remplacée à son tour par celle qu'on y voit actuellement; elle pèse 635 kilos et, porte cette inscription :
Cette cloche a été fondue l'an 1818, Léon XIII, pape. L'abbé J.-B. Feigneux, curé. MM. Clémençaux, maire, et Mettoux, adjoint. Le parrain a été André Béchade, la marraine Jeanne Clémençaux. Je me nomme Jeanne et je sonne Fa. Bollée, fondeur à Orléans.

Jusqu'à la fin du XVIII° siècle, on voyait dans cette église les tombeaux des familles Guérin de Chabannes-Judaud et Rogues de Fursac, devant les autels de Sainte-Catherine, de Saint-Léobon et de Saint-Roch.
Un religieux de l'abbaye de Saint-martial de Limoges, nommé Etienne de Fursac, accompagnait Jean de Veyrac, évêque, de Limoges, et Ramulfe de Lastours, lorsqu'ils partirent pour Jérusalem au mois de janvier 1217.

Gabriel Courault, chevalier, seigneur en partie de Saint-Etienne-de-Fursac. qui portait de sable à la croix d'argent, féru bordé de gueules, épousa en 1500 Anne de Coupé. Leur fille Catherine épousa Jacques de Veyrines, qui devint seigneur en partie de Salut-Etienne-de-Fursac.
Antoine de Tranchecerf était seigneur de Fursac avant 1600.
Guillaume de Roffignac de Grimodie était seigneur de Fursac en 1650.
Léonard Rogues, bourgeois de La Jonchère, épousa en 1739 Louise Guérin de Chabannes-Judaud, fille de Léonard, dont les armes sont : d'argent à trois fasces de gueules. Ce dernier étant mort en 1751, Léonard Rogues devint seigneur en partie, puis seigneur de la châtellenie de, Saint-Etienne-de-Fursac, de Chabannes-Judaud, du fief de Nouhâtre et autres lieux. L'autre seigneur en partie était son beau-frère Michel Ducoudier, seigneur du Mazet, qui porte : d'argent à trois fasces de sinople.

Saint-Etienne-de-Fursac. qui a été le chef-lieu d'une vicairie administrative aux IX°, et X° siècles, a eu aussi un atelier monétaire à l'époque mérovingienne. M..Deloche décrit ainsi les trois pièces suivantes qui en proviennent :
+ FERRVCIACO. Tète nue à droite; buste habillé.
+TEODOALDO M. Croix égale avant une pointe fichée à chacune des deux extrémités de sa haste, accostée d'un point à la branche droite, et sous les bras des lettres L. E. (de Lemovecas) ; le tout dans un grenetis. C'est un tiers de sou en électrum, du poids de 1 gramme 95, de la fin du VII° siècle.
+FERRVCIA. Tête à droite, ceinte d'un bandeau prolongé sur la nuque par deux bandelettes ; buste habillé; le tout dans un grenetis.
+GVNDOALD0 X. Croix cantonnée des lettres LEMO ; le tout dans un grenetis. C'est un tiers de sou d'or fin, du poids de 1 gramme 20, et du dernier tiers du VII°, siècle.
+FIRRVCIAC. Tète à droite, ceinte d'un bandeau prolongé sur la nuque ; buste habillé et orné de perles; le tout dans un cercle de perles.
+ GVNDOALDO X. Croix longue potencée , le tout dans une couronne de perles ou de feuillage. C'est un tiers de sou d'or, du poids de 1 gramme 05, du deuxième tiers du VII° siècle.

Paulhac, qui a été le chef-lieu d'une commune jusqu'en 1824, était jadis le chef-lieu d'une commanderie de l'ordre de Malte, à laquelle étaient rattachés les membres de Sauvagnac et de Lascroux. Il y avait une « grande église paroissiale complètement voûtée et dominée par une grosse tour carrée. Cette église était dédiée à Saint-Jean-Baptiste et dans sa nef se trouvaient les autels de Sainte-Catherine et de Sainte-Radegonde ». Elle forme une seule nef, divisée en cinq travées, ayant à l'intérieur 28 m. 60 c de long et 5m. 60 c. de large. C'est un édifice solide et élégant du milieu du VIII° siècle. Elle faisait partie du château presque entièrement démoli.
 

Vers 1616, il y avait dans le clocher deux cloches, dont l'une avait été dérobée, mais que le commandeur de Saint-Yrieix avait fait rendre, grâce à un arrêt de la Cour du parlement de Bordeaux. Pendant la Révolution, une cloche pesant 92 livres fut prise à l'église de Paulhac, d'après la loi du 23 juillet 1793. Aujourd'hui elle en possède deux sur lesquelles on lit les inscriptions suivantes :
« Deo Optimo Maximo. Je dois mon existence à la générosité de M. Léon Pasquet, curé de la paroisse. J'ai été fondue pour l'église de Paulhac sous le pontificat de Sa Sainteté Léon XIII. Parrain : Jean-Eugène Tissier. Marraine : Thérèse Granger. Fondue par Ernile Wautier, à Saint-Emilion (Gironde), l'an 1885. Jésus. Marie. Joseph. »
« †- Saint Jean, priez pour nous. Parrains : René-Marie-Alexis Tanchon et Elie Lafaye. Marraines : Palmire Malabre, Marie Beauget, Marguerite Aucompte, Camille Gauguel. M. l'abbé Jean-Baptiste Galataud. Refondue aux frais des habitants de Paulhac, 1887. »
Le commandeur de Paulhac nommait les curés. François de la Fleur de Tauveyrat fut curé de Paulhac jusqu'en 1756.
Charles Garaud y fut nommé en 1756, François Tanchon en 1804. La cure fut longtemps desservie par le curé de Saint-Etienne-de-Fursac. Léonard Pasquet fut nommé en 1846.

A quelques pas de l'église de la commanderie de Paulhac, s'élève  une élégante petite chapelle du XV° siècle, dédiée à saint Fiacre. La porte, en accolade, a les moulures et les ornements multipliés de cette époque ; on y lit cette inscription « F. A. D. Nogeri, 1449 », rappelant que c'est une vicairie fondée par frère Antoine de Nogerie. Elle a intérieurement 6 m. 60 de long sur 3 m.  de large, et se compose de deux travées. Les nervures de la voûte s'appuient sur des consoles formées par des anges tenant des écussons. La clef de voûte de la première travée porte nue croix ancrée sculptée dans un écusson de forme ronde. On remarque à son autel un devant en cuir gaufré portant un écusson d'azur à trois bandes d'or, qui est de Gain de Linard, au chef cousu de gueules à la croix d'argent, qui est de Malte, avec l'inscription : « Donné par le chevalier de Gain de Linard, commandeur de Pauliac. »

Les commandeurs de Paulhac dont j'ai retrouvé le nom sont : Jean Court, 1446. Jean de Coulx, 1488. Antoine Coralli, 1498 N... de Vallieux, 1561. N... de Raymond de Thys, 1567. Pierre de Razès, 1573. N.., de la Gouthe, 1581. Pierre de Saconnevs, 1582. César de Saint-Ytieix, 1588-1616. François de Malesset, 1637, Jean-Michel de Burin, 160. François de Malesset de Châtelus, 1645-1691. Marie Grattel, de Dolomieu, 1696. Jean de Félines de la Renaudie, 1744-1753. Georges- Etienne-Joachim de Boson de Champdiver, 1760. Amable de Saint-Julien de la Rochelle, 1776. Jean-Pierre de Gain de Linars, nommé en 1783.

Le château de la commanderie de Paulhac comprenait en 1616 « un grand corps de logis faict en façon et forme carrée, une basse-cour au milieu, et une autre grande basse-cour » sur laquelle s'élevaient plusieurs bâtiments de service. On y entrait « en passant par un ravelin de murailles et par un grand portail en l'orme ronde ». Il était flanqué, à l'intérieur, de grosses tours carrées qui avaient été partiellement démantelées en 1576, probablement par les protestants.

Paulhac a eu un atelier monétaire à l'époque mérovingienne. M. Deloche décrit ainsi une pièce qui en provient :
PAOLIACO Tête à droite, ceinte d'un double bandeau perlé, terminé sur la nuque par une double bandelette ; buste habillé, orné d'un rang de perles.
GVNDOVALD (?). Croix ancrée lichée sur un globe. C'est un tiers de sou d'or, du deuxième tiers du VII° siècle.

On voit aujourd'hui à Pauillac le petit castel de la famille Vénassier. Il est flanqué d'une tourelle en cul de lampe. En 1866 il a été vendu, avec ses dépendances, à un cultivateur de l'endroit.

Les villages de cette commune sont:

Beauvais. Simon Vénassier était seigneur de Beauvais avant 1660. M. Vénassier a fait détruire, vers 1860, un dolmen situé près de ce lieu, dans un pré, sur le bord de la route de Saint-Etienne-de-Fursac a Marsac.

Bois-aux-Areys
. On trouve près de ce lieu des traces d'exploitation  minières de l'époque celtique. Le cartulaire de Bénévent nous apprend que Umbert de la Feuille, prieur de Bénévent, conféra à un nommé Ainard,
ermite au Bois-aux-Areys, la faculté de chanter la messe dans son ermitage, vers 1086.

Gaulières.
  Plusieurs membres de la famille Dubois de Gantières ont été chirurgiens jurés à Fursac.

Labussiere.  On a trouvé sur le territoire de ce village quantité d'urne; cinéraires en verre et en terre, contenant des cendres et des ossements calcinés. Marc de Moras était seigneur de La Bussiére avant 1650.
Ses armes sont : de gueules à deux épées d'argent en sautoir, la pointe en haut, accompagnées de quatre molettes d'éperon de même.

Lacour.  La seigneurie de La Court est connue des 1321. Au XVII° siècle, elle appartenait à la famille Vénassier. Louis de Vilestivaud notaire royal, la possédait en 1741. André de Gartempe était seigneur de La Court lorsqu'il épousa, en 1764, Marie Rossignol de La Lande, fille de Simon.

Les Meides.  En 1770, Gaspard‑Louis François du Vignaud des Vauries chevalier, était seigneur des Vauries de Lavilette, des Meydes, et autres lieux. Les du Vignaud portent : d'azur au chevron d'argent accompagné de deux étoiles d'or en chef
et d'un croissant d'argent en pointe.

Montigoux. Guillaume du Masgélier, damoiseau, s'étant croisé, donna à léglise de Saint- Etienne-de-Fursac avant de partir pour la Terre-Sainte, le 4 des ides de juin 1248, son Mas et ses hommes de Montugo, en la dite paroisse.
On a découvert près de ce village une sépulture gallo-romaine formée d'une urne en granit dans laquelle était un vase en terre contenant des restes d'ossements.

Neuville. Près de ce village se trouve un tumulus mesurant 32 métres de Iong, sur 24 de large.

Serveillanne
. En 1761, Simon Rossignol de la Lande, docteur en médecine, du bourg de Fursac, est seigneur de Serveillannes.

 
   

Ansannes.
Belleville.
Châtenet.

C
répiat.
G
âne (La).
Lachaise.
Lachérade.
Laprade.
Larivaille.
Laroberterie.

Las
coux-Giraud.
Lasrondeaux.
L'œil.

Longvert.
Marlianes.
Montfromage, alias Maufromage
Moulins (Les).
Pallet.
Paulhac, dont il est parlé ci-dessus.
Petit-Nevrat.
Puv-Gerbon.
Puy-la-Croix.
Roches (Les).
Saunerie (La).
Temple (Le).
Vergnes (Les).
 
   | Page précédente |

gendep23.org  2005-2008