|
Sur le portail creusois |
Vue du ciel |
Monument
aux Morts |
|
|
|
|
|
|||||||
|
||||||||
|
|
A propos, par Josette MORÉ Ce relevé, du fait de l’importance de la paroisse, puis commune, de Royère, a nécessité plusieurs années de travail. Le contenu des notes provient des renseignements contenus dans les actes notariés, mais aussi de déductions personnelles qui n’engagent que moi, bâties à partir d’indices concordants. Il est évident que sur la quantité d’actes étudiés, il y a forcément des erreurs, et des compléments à trouver. Toute critique – à condition bien sûr qu’elle soit constructive – est acceptée, et tout complément sera le bienvenu, le but étant d’authentifier le maximum de personnes citées dans les registres, et de savoir ce qu’elles sont devenues si elles ont quitté la paroisse ou la commune. L’abondance des mariages de l’an VII et de l’an VIII s’explique par le fait que ces deux années là, tous les mariages du canton étaient célébrés à la mairie du chef-lieu de canton. Je tiens à remercier M. Jacques Martial AUBERT pour les conseils judicieux qu’il m’a prodigués. C’est à lui que je dois d’avoir appris à « débusquer » certaines femmes que l’on trouve dans certains actes avec leur prénom accolé au patronyme de leur mère. Un exemple : Marguerite BRUNET est en fait Marguerite BOULANGER, fille de Jeanne BRUNET. Des mises à jour de ce relevé sont prévues au fur et à mesure que
d’autres actes notariés seront consultés. A PROPOS DE LA PAROISSE DE ROYERE Royère, tout comme Bourganeuf se trouvait dans l’enclave poitevine dite de Bourganeuf, ce qui implique que pendant l’Ancien Régime tout y était régi par la Coutume du Poitou. Cette bizarrerie que constitue l’enclave poitevine au milieu des terres de la Marche et du Limousin est ainsi expliquée dans l’ouvrage consacré à la Creuse de « Paroisses et communes de France » : Vers 1260, la Vicomté d’Aubusson fut vendue au Comte de la Marche. Lors de cette réunion, une partie en fut démembrée et constituée en fief dont les possesseurs successifs rendirent hommage au comte de Poitiers. Telle est l’origine de cette vaste enclave constituée de plusieurs paroisses. Nous sommes là à un carrefour de provinces, puisque le Compeix, paroisse jouxtant celle de Royère, était en Limousin, et que la Marche était toute proche. A l’intérieur même de la paroisse de Royère, le village de Beaubier était en Limousin. Les villages de La Mazure et de Prugnolas, qui constituaient la collecte de Prugnolas, avaient un statut particulier puisqu’ils étaient en Franc-Alleu. La taille y était moins lourde que dans le reste de la paroisse, aussi dit-on que les bourgeois de Royère s’arrangeaient pour y être domiciliés, même de façon fictive. Le Poitou – tout comme la Marche – était pays rédimé,
c’est-à-dire qu’il avait payé une fois pour toutes l’impôt sur le
sel, la si impopulaire gabelle. Chez nous donc pas de contrebande de
sel ! Josette Moré |
| | Page précédente | |
gendep23.org 2005-2008