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ROYÈRE-DE-VASSIVIÈRE
Chef-lieu de canton

 

Département de la Creuse

 
 




La Croix de la Motte à Royère, XII°s ?

Villages en 2001:
Andaleix, Arfeuille, Arpeix, Auchaise, Auzoux, Beaubier, Les Bordes, Chassagnas, Le Chataignoux, Le Cloux,
Combe­la-Roche, Le Feix, Hautefaye, Jeansanas, Jeansanetas, Langladure, Larfouillère, Lascaux, Le Leyris, Le Mas, Masgrangeas, La Mazure, Le Mazeau, Le Nouhaut, Orladeix, Le Picq, La Presqu'île, Prugnolas, Rochas, Roudersas, Rubeyne, Soumeix, Vaurillac, Vauveix, Verdinas, Vergnolas, Le Villard, Vincent.

Notice par A. Lecler
Dictionnaire Topographique, archéologique et historique de la Creuse
chez Vve H. DUCOURTIEUX, Limoges, 1902:

ROYÈRE
est un chef-lieu de canton de l'arrondissement de Bourganeuf. Il a 8 711 habitants et une superficie de 24,357 hectares. Il comprend les communes du Monteil-au-Vicomte, Morterolles, Royère, Saint-Junien-la-Bregère, Saint-Martin-Château, Saint-Moreil, Saint-Pardoux-Lavaud et Saint-Pierre-le-Bost.
La commune de Royère a 2,332 habitants et une superficie de 7,980 hectares. Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 756 mètres près du bourg ; plus au nord-ouest une hauteur atteint 831 mètres; c'est sur ce point que, en 1740. Cassini travaillant à la carte de France plaça un signal; ce signal a été remplacé, en 1848, par une tour en bois, et en 1875 par une tour en pierre. Depuis cette époque on appelle ce sommet le Pie du Signal.

On trouve son nom écrit :

Rouaria rnonasteria en 631. (Mabillon, De re Diplo. supp. 464).
Capellanus de Roheria, XIV° siècle. (Pouillé).
Roheria, 1399. (Ch. des Ternes).
Rohieria prope Peyracum, 1458.
Parrochia de Royeria, 4488,
Burguis de Royeria, 1518. (Ch. de Royère).
Rouyère, 1554. (Reg. de Bourganeuf).
Royère-près-Peyrat.
Royère-près -Bourganeuf.
Royère-la-Montagne.

C'était une cure de l'ancien archiprêtre d'Aubusson, qui avait au siècle dernier 1,600 communiants, environ 2,133 habitants Elle payait 431 livres de décimes. Son patron était et est encore saint Germain, évêque de Paris, dont la fête est le 28 mai. L'aquilaire de la cathédrale y nommait les curés en 1483, 1494, 1501 et 1633. Mais par un acte du 17 février 1529, pour l'union d'une prébende au doyenné de la cathédrale, le droit de patronage de cette cure appartint au doyen. Il y a nommé en 1558, 1561, 1569, 1633, 1676, 1697, 1736, 1758.

Une communauté de prêtres, dont on trouve des traces à Royère depuis 1423, fut définitivement constituée, par Bulle du pape Innocent VIII en 1491. Plusieurs donations furent faites avec charges à acquitter. << Tous les prêtres nés dans la paroisse de Royère étaient en droit de se faire installer et recevoir dans la communauté, pour lever et percevoir les émoluments et revenus y attachés, sous la condition de faire les fonctions et de s'acquitter des autres obligations de la communauté. >>  En 1580, ils étaient dix; en 1628 on en comptait vingt-et-un. Au moment de la Révolution, ils n'étaient plus que trois ou quatre.

L'église de Royère est une construction du XIII° siècle, qui n'a de remarquable que la hardiesse de sa voûte. Elle possède une chaire formée d'un seul bloc de pierre. En 1737 on répara << les deux arcs-boutants qui entourent l'église, la voûte, la charpente et la couverture >>. On fit en outre construire un dôme pour soutenir une cloche à placer dans le sanctuaire. Cette cloche fut en effet fondue cette même année et les frais payés par une collecte faite dans la paroisse. C'est probablement celle dont l'administration s'empara pendant la Révolution. Plusieurs familles avaient droit de sépulture dans cette église, notamment les familles Darfeuille, Danda­leix, Larthe et Coutisson.

Le clocher a été construit au XV° siècle; on voit sur sa façade les armes de Comborn. La charpente en fut refaite en 1644 par Martial Le Roudier ; il tut encore réparé en I719 par Jean Lecler.

La grosse cloche fondue en 1682 portait cette inscription

Impensis propriis pia me Royeria fecit,
Hic ad laudandum tempus in omne Deum.

Sancte Germane, ora pro nobis.
Messire Jean Chauseyr, curé de Royère, m'a bénite. Messires Léonard Coutisson, G. Darfeuille, E. Larthe, L. de Vaux. J. Dandaleix, prêtres et Roux, diacre, communalistes. Jean Dandaleix, bourgeois, sieur de Vaux et du Cloup, parrain. Marraine, Dlle Léonarde Forest, veuve de J. Darfeuilhe, sieur de Roubeyne, bourgeois, 1682.

Cette cloche fut fendue en 1880. Quelques temps après, la fabrique et quelques particuliers firent les frais de la refonte. et aujourd'hui, elle porte cette inscription :

Vox clamantes in deserto,
Parafe viam Domine,
Rectas facite semilas ejus.
Sancte Germane, ora pro nobis.
Curé, : François Touraille. Maire: Victor Cancalon. Parrain : Fran­çois-Aristide Touraille, né en 1876, fils de Joseph Touraille et de Léonie Pratique. Marraine: Marie-Marguerite-Amarillis Durand, veuve Charrière, descendante des Dandaleix de Vaux.

En 1865, Royère s'enrichit d'une cloche en acier fondu sur laquelle on lit :

Mon nom : Saint-Germain. Parrain : Charles-Sylvain Chau­seyr de Laprade. Marraine : Françoise Valette. Maire ,Zénon Toumieux. Curé : Lasnier-Malesset. 1865.

Les curés de Royère dont le nom est connu sont : Jean Darfeuilhe, 1580 Romanet, dit Aymon Veycier jusqu'en 1606. Coste, 1606. Barthélemy Dandallès, avant 1627, jusqu'en 1633. Antoine Chausevr, 1633-1660. Jean Chauseyr, 1660-1698. Daubar, 1698. Martin Ballif, 1699-1714. Martin Ballif, neveu du précédent, 1714-1735, Léonard Sauvage, 1736-1758. Fran­çois Martin, 1758-1765. Jean-Baptiste Martin, l765-1766. Joseph-Barthélemy Martin, 1766-1774. Michel Rouard, 1774 jusqu'à la Révolution. Au Concordat, Royère devint un doyenné. Joseph-François Laurent, 1803-1804. Léonard Dandy, 1805-1836. Jean Baptiste Parneix, 1836-1861. François Lasnier-Malesset, 1864-1865. Antoine Chaussade, 1865-1882. François Touraille, 1882-1895. Léon Banel, 1895.

On remarque au lieu dit les Chapelles, près du bois des Signes, territoire de Royère, un camp retranché de forme rectangulaire dominant le fossé qui l'entoure d'une hauteur de trois mètres environ. A quinze mètres de ce fossé on trouve une seconde enceinte, et enfin une troisième à quatre-vingt mètres de cette derrière. Il porte le nom de Camp Romain, ou Camp de César. Un autre camp, moins important existe sur le plateau qui domine Vergnolas et Jansanetas, près du chemin de Royère aux Salles.

Dans un diplôme daté du lieu de Jarjavaly, le 20 juin 626. pour le partage de terres entre la dame Theodila d'une part, et Maurin Aridégisile et consorts de l'autre, on trouve l'expression Roveria monasterium. C'est ce que plusieurs ,ont traduit par monastère de Royère, et d'autres par abbaye de Royère. Rien n'indique l'existence d'un monastère ou d'unne abbaye, et il faut traduire monasterium par moutier ou église de Royère (Bull. Soc. arch. Lim., XXXIX, 431.)

Au moyen âge, le bourg de Royère était groupé autour de deux châteaux. Le plus ancien était la propriété du baron de Peyrat; il s'élevait sur une butte ronde, aujourd'hui plantée d'arbres qu'on appelle La Motte. L'autre était le château dit seigneur, d'Aubepeyre, qui porte, dans les anciens documents, le nom de Tour-de-Rovère. Ce qui en restait fut acquis vers 1695 par Denis Faure.

La paroisse de Royère n'avait originairement qu'un seigneur, haut justicier, le baron de Peyrat. Après 1500, cinq seigneurs hauts justiciers se partageaient le territoire de cette paroisse; ils ne l'habitaient pas et eurent peu de relations avec ses habitants. On peut en voir la suite dans l'intéressant ouvrage de M. Z. Toumieux: Royère, jadis et aujourd' hui (Limoges, V° Ducourtieux, 1886), auquel j'ai fait de nombreux emprunts.

Les villages de cette commune sont:

 
   

Andaleix.
Arfeuille.
Arpeix.
Auchaise.
Auzoux.
Beaubier.
Bordes (Les).
Cabanil Buffalo.
Chabrières (Les).
Chassagnas.

Chassi
, village existant en 1618 et dont on trouve quelques vestiges près celui de Vaux.
Chataignoux (Le)
. Appartenait en 1743 à la famille de Pichard, qui porte d'azur a trois bourdons d'or, 2 en chef et 1 en pointe, ce dernier surmonté d'une étoile d'argent.
Cloux (Le)
. Appartenait à la famille Dandaleix dès 1580.

Faix  (Le).

Hauttefaye
. A la famille Foucaud d'Hautefaye possédant ce lieu, appartient Léonard-Marien Foucaud, chanoine de la cathédrale et archidiacre de Limoges qui est mort pour la foi sur les pontons de Rochefort le 15 septembre 1794.

Jansanas.
Jansanetas.
Jarjavaly.

Langladure
. On tenait souvent en ce lieu, notamment, en 1674, les assises de la baronnie du Leyris.
Larfouillère.
Lascaux.

Leyris (Le). La baronnie du Leyris faisait primitivement partie de celle de Peyrat, elle en fut distraite et donnée en dot en 1427 à Marie de Pierrebuffire de Chàteaurieuf, lors­qu'elle épousa Charles, comte de Ventadour. Elle passa par héritage dans la famille de Noailles, et Henri de Noailles, seigneur du Leyris en 1574 la vendit vers cette époque à Léonard de Faye dont les armes sont d'argent à un quinte-feuille de gueules. Joseph de Fricon, veuf de Jeanne de La Faye, fut baron du Leyris en 1685. Ses armes sont d'azur à la bande engrelée de sable. En 1741, Jacques Larthe devint seigneur du Leyris par acquisition, et ses descendants ont possédé ce lieu jusqu'à la mort de Marie-Anne Larthe du Leyris décédée le 31 dé­cembre 1879. M. Z. Toumieux a publié en 1893 sur La baronnie du Leyris, une remarquable étude, où l'on trouve aussi les fiefs qui en dépendaient : Orladeix, Andaleix, Le Feix, Soumeix, etc.

Mas (Le).
Masgrangeas
. Appartenait en 1418 à Guichard de Comborn.

Mazeau (Le).
Mazure (La).

Orladeix
. Le Mas et villages <d'Arlo­deys >, fut vendu le 8 mai 1497 par noble homme Jehan de Comborn, seigneur d'Enval, à Léonard de Faye, notaire à Peyrat.
Picq.Le)
. Ce village, pendant la Ré­volution fut compris dans la paroisse et la commune de Morterolles. En 1830 il fut rattaché à celle de Royère. Sur le point culminant de la montagne on remarque un roc colossal nommé la Roche du-Pic. Il a peut-être 150 mètres de circonférence, sur au moins 10 de  hauteur. Sa surface supérieure offre de nombreux bassins de forme et de grandeur différente, produits par la désagrégation des parties les plus tendres de cette roche granitique.
Prugnolas.

Rochas.

Roudersas
, alias Raudaressat.
Rubeyne. Roubene en 1580.
Soumeix.

Vaurillas.
Vauveix.

Vaux
. En 1580,Antoine du Leyris, notaire royal, lieutenant de la baronnie de Peyrat , était seigneur de Vaux. Antoine du Leyris, fils du précédent, le donna a sa fille Marguerite en la mariant le 31 août 1620 avec Antoine Dandallès.
Verdinas
. Au-dessus de Verdinas et du Mas existe un monticule formé de petites pierres et connu sous le nom de Château. C'est probablement un de ces ch rnts que les anciens plaçaient connue indicateurs le long des chemins consacrés à Mercure. Chaque voyageur, se faisait un honneur d'y ajouterr une pierre en l'honneur de ce Dieu. On les appelait aussi Mont-de-Mercure. Selden, dans sort traité, De diis Syris a un chapitre intitulé De mercuri acervo. L'écriture sainte fait allusion à ces monuments lorsqu’elle dit dans les Proverbes de Salomon (chap. XXVI, v. 8) : Celui qui honore l'insensé est semblable à celui qui jette une pierre dune le monceau de Mercure. On trouve encore plusieurs de ces monceaux au Puy-Brousset, au Puy-do Charvaux, etc.

Vergnolas.
Villard (Le).
Villecros.

Vincent

 
 
   

Notice par P. Valadeau

NOUVEAU DICTIONNAIRE Historique, Géographique & statistique Illustré de la Creuse.

Les Éditions De La Tour (1892)

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Les villages de cette commune sont:

 
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