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Villages en 2001:
Baloumier, Béchat, Bellefaye, Bost-de-Ville, Bourdaleix,
La Bregère, Champroy, La Chaumette, ChauvernLes Filloux, Font-Léon, Forgeas, Les Grands-Bois, Les
Granges, Jalinoux, Les Jarges, Las-Champs, Las-Nias,
Lavalette, Lavilatte, Lécurette, Mameix, Masbeau, La
Mazère, Montabarot, Montarichard, Monteil,
MoulinCardeau, Murat, Planchat, Pommerol, Pommier,
Pradeix, Rapissat, Teillet, Ville.
Notice par A. Lecler
Dictionnaire
Topographique, archéologique et historique de la Creuse
chez Vve H. DUCOURTIEUX, Limoges, 1902:
SAINT-DIZIER est le chef-lieu d'une
commune du canton de Bourganeuf, qui a 2,499 habitants
et 4,666 hectares de superficie. Son altitude au-dessus
du niveau de la mer varie de 379 à 490 mètres.
Ecclesia sancti Desiderii, vers 1085 (Cart. de
Bénévent).
Capellanus sancti Desiderii, XIV° siècle (Pouillé).
Saint-Didier, 1770.
Saint-Dizier-près-Peyrusse, 1770 (Nadaud, Pouillé).
Saint-Dizier était un prieuré-cure, dans l'ancien
archiprêtré de Bénévent, où l'on trouvait au siècle
dernier 1,880 communiants, ce qui indique 2,507
habitants. Le patron était saint Didier, de Langres ou
de Vienne.
On y fêtait aussi Saint-Gervais et saint Protais. Le
droit de nomination appartenait à l'abbé de Bénévent
qui l'exerçait en 1598, 1640, 1707, 1744.
Une petite cloche hors d'usage conservée dans le
clocher de cette église porte l'inscription suivante en
lettres gothiques Sancte-Paule, ora pro nobis. L. M Ve
XX V. (L'an 1525).
Une autre conservée dans le grenier de la maison commune
porte : Sancte-Jacobe, ora pro nobis. — D. Joannes du
Rieux. D. Devilpot patrinus. D. Catharina du Rieux,
matrina. Jbus Stuard rector. 1740.
N... Montazeaud était prieur-curé de Saint-Dizier en
1720 et 1731. N... Legay en 1748 et 1749. N... de La Buxière en 1178. N... Perigaud en 1784. Pierre de la
Buxière, vicaire en 1785, puis prieur-curé en 1786, fut
emprisonné pendant la Révolution. Michel Rouard nommé en
1803. N... Jaucourt en 1895. Guillaume Durand en 1833.
Guy Bréchet, seigneur de , Pérusse et de
Saint-Dizier, épousa : 1° en 1594, Diane de Maillé de
Latour-Landry, fille de François, comte de Châteauroux,
baron de Latour-Landry, et de Françoise, dite Diane de
Rohan ; 2°, le 17 octobre 1605, Jeanne d'Aubusson, qui
fit son testament au bourg de Saint-Dizier le 20 mai 1619. Il mourut en 1613, laissant de son premier mariage
une fille unique, Isabelle Brachet, mariée le 20 octobre
1611 à François d'Aubusson, II° du nom, comte de La
Feuillade, seigneur de Saint-Dizier. Brachet porte
d'azur à deux chiens braques d'argent, passant l'un sur
l'autre.
Une hache gauloise en bronze, de 0m,07 de longueur a
été trouvée en 1873 dans la commune de Saint-Dizier,
dans le ruisseau de Grandrieux. Elle est à rebords
droits et à talon, sans ailerons et sans anneaux
latéraux. La commission de la topographie des Gaules dit
que « cette forme de hache semble spéciale au Nord et au
Nord-Est de la France, où l'on a souvent trouvé ce type
en grand nombre ».
Je possède une hache en silex, longue de 0m,14 centimètres, trouvée aussi dans cette commune.
On y a aussi recueilli une monnaie d'argent de la
République romaine. Au droit on lit: GN P1SO PRO, et la
tête de Numa dont le nom est gravé sur le diadème. — Au
revers - MAGN PROCOS et une proue de navire. Il s'agit
de Pompée (106-48 avant Jésus-Christ).
J'ai visité, le 30 avril 1868, un grand nombre
d'excavations situées dans cette commune et connues sous
le nom de Camps de César. La première est à peu de
distance du village de La Villatte; elle a environ 100
mètres de long sur 30 de large. Elle est sur une hauteur
et les terres provenant du déblai ont été transportées à
son extremité septentrionale qui est plus basse, de
manière à niveler les sommets qui l'entourent. Cette
excavation est parfaitement rectangulaire, et elle est
divisée, comme par une muraille, à environ 30 mètres de
son extrémité septentrionale.
A quelque distance au nord-est, on trouve trois à
quatre excavations, de forme circulaire, qui me semblent
n'avoir d'autre origine que les travaux exécutés pour la
recherche du minerai. Il y en a beaucoup d'autres
semblables, et en particulier dans la commune de Ceyroux.
Plus au nord, dans un bois assez
épais, on rencontre trois autres excavations,
reproduisant exactement toutes les particularités
signalées dans la première. Elles sont rectangulaires,
mesurent environ 100 mètres de long et ont un mur de
separation au tiers de longueur. Les terres
sorties de leur profondeur élèvent le rempart qui les
entoure à une une grande hauteur.
Tout me porte à croire que ce sont
des camps romains, ainsi que l'indique le nom sous
lequel les habitants du pays les désignent. " On sait
que l'usage d'établir des garnisons dons les villes n'existait pas avant
Constantin. Les soldats séjournaient dans des camps
appelés suivant la saison, estiva ou hiberna castra." Ces excavations seraient des camps d'hiver. Des tentes
dressées d'un bord à l'autre, au moyen de cordes,
abritaient facilement ce séjour relativement chaud et
salubre, puisqu'il était sous terre, et sur le sommet de
monticules qui ne contenaient pas d'eau. La partie
séparée par un mur était occupée par les chefs, pendant
que les soldats étaient placés dans la plus grande, qui
comprend plus des deux tiers de l'emplacement total. M.
l'abbé Michon, dans la Statistique de L'Angoumois,
décrit des camps d'hiver, castra hiberna, absolument
semblables.
Les villages de cette commune sont :
Balancier.
Belle-Faye.
Bost-de-Ville (Le).
Bourdaleix (Le).
Bruyère (La).
Caire (La).
Champroy. Voir l'article qui est
consacré à ce mot. L. Legay, était prieur de Champroy en
1732. N... Veyrier fut nommé en 1763. Jean-Baptiste
Fraisseix en 1777 et y resta jusqu'à la Révolution.
Chaumette La). Une urne
cinéraire en granitt de l'époque gallo-romaine, trouvée
en ce lieu, vers 1855, contenait avec de la cendre
plusieurs os de la main, et un bracelet en or.
Chauverne-Piaulet.
Cornat. En 1318, Cornac était une cure à laquelle
nommait l'abbé de Bénévent. Il n'en restait pas de
traces au siècle dernier.
Elles (Les).
Fargeas, alias Forgeas.
Font-Léon. J'ai vu en 1868, au-dessus de la porte
d'une maison de ce village une pierre que les habitants
me disent transportée de Pérusse, sur laquelle est une
inscription propablement incomplète. J'y ai lu assez
imparfaitement ce qui suit : « 1605, Messire Guy
Brachet, baron de ... . et Diane de Latour- audry sa
fame (fille de) François de Latour-Landry, comte de
Châteauroux (et de)
Diane de
Rohan
Isabeau Brachet ......... Priez pour la
défunte. »
C'est probablement une épitaphe, ou l'indication d'une
fondation se rapportant à la première femme de Guy
Brachet.
Jeanne de Froment, veuve de François d'Aubusson,
épousa avant 1636, Jacques d'Oiron, seigneur de Charnhac
et de Fontléon. D'Oison porte d'argent a trois roses
de gueules figées et feuillées de sinople 2 et 1.
Granges (Les).
Jalinoux.
Jarges (Les).
Laquaire.
Lassas.
Leyeurette.
Mameix.
Masbeau (Le).
Maucoudert.
Mazeire (La).
Montabarot (Lek).
Montarichard (Le).
Monteil (Le).
Moulin-Cardeaux (Le).
Moulin-de-Saint-Dizier (Le).
Moulin-du-Peyrat.
Murat. Appelé Murat-la-Rabe, était, en 1469 et 1620 une
cure qui avait pour patron saint André' et jadis sainte
Catherine. L'abbé de Bénévent y nommait les titulaires.
Elle n'eut ensuite que le titre de chapelle. En 1633
elle est dite sur la paroisse de Mérignac, et au siècle
dernier elle était desservie par le curé de
Saint-Dizier.
Léonard du Chastenet, lieutenant-général du sénéchal de
Limoges, était seigneur de Murat et de Mérignac en 1620.
Ses armes sont d'argent à un châtaignier de sinople
au chef d'azur à l'étoile d'or. Son fils, Jean du
Chastenet, fut enterré à Murat en 1658.
Planchai.
Pommerol.
Pommier. De nombreuses Furnes cinéraires en granit,
appartenant à l'époque gallo-romaine ont été découvertes
dans ce village. J'en ai vu deux dont l'une avait 0m,45
de diamètre, et l'autre 0m,60.
Pont-Rouge.
Pradeix.
Puy (Le).
Rapissat. Peu après 1860, on a
découvert au village de Rapissat une urne funéraire en
granit, en contenant une en poterie. Cette dernière dont
j'ai les morceaux, était en terre noiratre et ornée de
plusieurs zones de points, faite avec la pointe d'un
instrument.
Teillet.
Valette (La). Un souterrain-refuge
de l'époque gallo-romaine existe près de ce village. Il
s'étend sous un monticule que couronne an bois taillis.
Des personnes qui l'ont visité avant 1871, ont parcouru
quelques galeries qu'interrompaient des éboulements. A
cette date, les deux ouvertures qui m'ont éte montrées
ne pouvaient pas donner passage à un homme pour y
pénétrer.
Vilatte (La).
Ville.
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