image
image D’argent à la croix ancrée et alésée de gueules.
Variante :
D’or à trois fasces de gueules, celle du milieu chargée de trois feuilles de laurier d'argent.
Devise :
« in hoc signo vinces »
(par ce signe tu vaincras).
Les toponymes de Felletin sur l'I.G.N en 2004

barr  Barrage des Combes ecar  la Faye ecar  le Liaport
bois  Bois d'Arfeuille ecar  la Pomme ecar  le Moulin d'Arfeuille
ecar  Château d'Arfeuille ecar  la Sagne quar  le Pont Roby
quar  Faubourg de Beaumont ecar  la Salle ld  le Puy L'Oiseau
ct  Felletin ld  la Tuilerie ld  les Bruyères
ecar  la Barge ecar  Lavaud ecar  les Combes
ld  la Bessade ecar  le Bost ecar  les Granges
ecar  la Borie ld  le Bouquet quar  Lotissement de Beaumont
riv  la Creuse ecar  le Cros Burtaud ecar  Raze
ecar  la Croix Blanche ecar  le Cros la Sagne riv  Ruisseau d'Arfeuille


FELLETIN, chef-lieu de canton dans l'arrondissement d'Aubusson, qui a une superficie 20,578 hectares et une population de 1,976 habitants, renferme les neuf communes suivantes :
Croze, Felletin, Moutier-Rozeille, Poussanges, Sainte-Feyre-la-Montagne, Saint-Frion, Saint-Quentin, Saint-Yrieix-la-Montagne, Vallières.
La commune de Felletin a une superficie de 1,362 hectares et une population de 3,379 habitants.

Son nom a pris les différentes formes suivantes :
Parrochia Phylitini, 1157 (ch. de Moutier-Rozeille). Castellania de Philitino, 1334, 1335 (ch. des Ternes).
Felletin, 1193 (cart. de Bonlieu). Burgenses de Philitino, 1310 (ch. de Moutier-Rozeille).
Felleti, XII° siècle (cart. de Blessac). Castellania de Philitignio, 1355 (ch. de Bonlieu).
Prior de Feletin 1221, (cart. de Bonlieu). Felletin, 1358 (ch. de Moûtier-Rozeille).
Mensura Filitinii, 1229 (Ch. de Blessac). Hospitale de Philtinio, 1362 (ch. de Moutier-Rozeille).
Phelitinum et Filitinum, 1248 (Pouillé de Nadaud). Pheletin, 1409, (Livre des char. de Felletin)
Nundina de Filitino, 1249, 1355 (ch. de Bonlieu). Burgense. de Pltilitinio, 140 (ch des Terne).
Rector de Philitinio, 1268 (ch. de Montier-Rozeille). Philitinum,1421 (Liv. des char, de Felletin)
Villa de Philitino, 1273 (ch. de Fontevrault). Feletin, 1434. (Arch. de M. Jorrand).
Apud Pheletinum, 1285 (Baluze, Miscell, I. 283). Philitini, 1417 (ch. de Moutier-Rozeille).
Mensura de Phililino, 1297 (ch. de Moûtier-Rozeille). Feletin, 1 462 (Sénéch.)
Parochia Philitinii, 1330 (ch. de Blessac).

Felletin avait un prieuré fondé en 1122, visité en 1283 par Simon de Beaulieu, archevêque de Bourges. On sait qu'en 1582 il était sous le patronage de Sainte-Valérie de Limoges et de Saint-Jean. Ce n'était point le prieur d'Aubusson, comme on l'a dit, qui nommait les prieurs,
mais le prévôt de Chambon Sainte-Valérie, droit qu'il exerça en 1570, 1571, 1577, 1579, 1580, 1613, 1615, 1730, 1759, 1766, 1769.
Les prieurs étaient : B. de Crac 1222. Jean Mourin d'Arfeuille, 1451. Hugues de Villelume, 1465. Jean de Villelume, 1477.  A. Chénaut, 1513. Germain Magne, 1579.  Austrégisile de Frémont, 1593. François de Montaignac, 1699.  Gilbert de Faugières de Creux, 1683.  X. Santurel, 1700. François-Charles Hobacq, 1730.  Dom Morauci, 1783.  Jean-François-Ravmond Laurençon, 1784.  JacquesClaude-François Dupont, 1786. Bernard-Antoine Autourde, curé de Beaumont, 1788.

Le Moutier était une cure en ville murée sous le patronage de Sainte-Valérie de Limoges, de Saint-Jean et de Saint-Victor. On comptait au siècle dernier 560 communiants indiquant une population d'environ 8O0 habitants. Le prieur de Felletin nommait les curés présentés par le prévôt de Chambon en 1581, 1582. Le prieur les nomma seul en 1516, 1611, 1628'., et le prévôt de Chambon seul en 1582, 1611,1628, 1705 1765..

Les vicairies fondées dans cette église sont : celle qui fut augmentée par Jean Maloangue, mari de Delphine de Montabret en 1465; elle était à l'autel de Sainte-Marguerite. Leprieur de Felletin conférait ce bénéfice aux sujets nommés par Jean Maloangue, damoiseau, en 1435, par le sieur de Les pinasse en 1465, par Bernard, prévôt commendataire de la Valette au diocèse de Limoges, comme tuteur de noble Antoinee n 1552,
par noble Jean de Soudeilles, seigneur dudit lieu, du Liotreys en 1556, 1566, par Madeleine d'Aubusson, veuve deGabriel, seigneur des dits lieux et de Lespinasse en 1605, par Louis-François-de-Paul, marquis de Soudeille, lieutenant du roi en Limousin, chevalier, seigneur du Liautret, etc., 1753,1763.
Une autre appelée de Sainte-Catherine existait en 1656. Leprieur de Felletin conférait ce bénéfice aux sujets nommés parLouis de Froment, écuyer, seigneur de Sailhant et de la Roche en 1581, par Durand, notaire royal, et autre marchand en 1597.
La vicairie appelée de Saint-Martial existait en 1473.
On trouve celle de Saint-Fiacre du Ballet en 1625. C'est aussi le prieur de Felletin qui conférait, pendant que la nomination était faite par
du Raille, marchand d'Eymoutiers, en1570, par Jacques-Joseph de la Bachellerie, comme sieur de Neuville et représentant Ruben, sieur dudit lieu, en 1760.
Le prieur de Felletin conférait, et Pasquet marchand, nommait à la vicairie de Saint-Sébastien en 1593. Defournoux nommait en 1625 à une vicairie de Saint Eutrope. Il y en avait une autre de Saint-Nicolas.
Une fondée par Durand à l'autel de Saint-Léger, appartenaitau collège en 1625.
Enfin celle de Notre-Dame la Blanche à laquelle nommait Pierre de Chau, comme seigneur de Malleret, paroisse deSaint-Chabais en 1625,
et Catherine Peschaud, veuve de Paulde Pichard baron de Saint-Julien, Pierrefitte, seigneur de l'Eglise-au-Bois en 1753.

L'église était une construction du XII°siècle. Le sanctuaire et le côté droit du transept ont conservé le style de cette époque.
Le reste de l'église et le clocher furent reconstruits en 1541.

Une communauté de prétres, connue depuis 1561, était aussi chargée du service de celte église. Leurs statuts se retrouvent dans un acte de 1603 qui porte le nom de Concordat, et dans un autre règlement de 1704. Les curés de cette paroisse sont :
Léger l'azure, 1581. — Jean Dulac, 1603. — ClaudeGuillon, 1636. — Christophe Guillon, 166. Antoine Jour nain, 170.3. — Jean François Garreau, 1177501._..--yPiveersredensoy.dePierrelitte, 1765. — Pierre f'ouchard, 8Julien, 1783. — Martin Bourdier, 1788, mort en 1791. — Jean Claude Pajon, 1802-18.37. — Chavastelon, 1837-1810Lafayc, 18,10-18 i6. — Gilbert, 1846-186.1.. --Pinot 46'4 1984''Lecour, 186i-187L Villatelle, 1872-1890. — Mo" )1.nnamy,1890.

Notre-Dame de Sainte-Espérance était une chapelle dédiéeà la Sainte-Vierge bâtie en 1620.
La compagnie des Pénitents blancs qui avait été érigée dans l'église du Moutier en 1612, s'établit dans cette chapelle.

Beaumont était encore une cure en ville murée, sous le patronage de Saint-Blaise.
Au siècle dernier la paroisse avait1,600 communiants, ce qui suppose une population d'environ 2.140 habitants. L'évêque de Limoges y nommait des curés en 1581, 1586, 1729. Le prieur de Felletin nomma le sujet présenté par le prévôt de Chambon en 1563, et ce prévôt fit seulles nominations en 1'175, 1586, 1618, 1620l, 179.9, 1758.
Il y avait dans cette église une vicairie fondée par Antoinede Nétioux, dans la chapelle de Saint-Martial. Il fut ordonnéen 162:-.1 que le service serait fait non par le collège qui pré tendait nommer le bénéficier, mais dans la chapelle de lafondation. Elle était à l'autel de Sainte-Marguerite. Le prieurde Felletin conféra ce titre de vicaire aux sujets nommés parDenéou, marchand, cri 1561, par Basrer, marchand, en 1569.Une autre fondée par acte du G22 septembre 1413 par JeanFeydelli prêtre, pour un prêtre baptisé à Beaumont qui ne soitpas bénéficier. Elle était à l'autel de Sainte-Anne. Les héri tiers et successeurs du fondateur, et à défaut de descendants,.les consuls de Felletin devaient faire les nominations.L'église de Saint-Blaise de Beaumont s'élevait à mi-côte dela montagne qui porte ce nom ; c'était un édifice à doublesnefs, séparées par des piliers massifs de forme quadrangu laire. Changée en caserne à l'usage des prisonniers de guerrependant la Révolution, elle survécut peu à sa profanation; unincendie la détruisit en septembre 1195.
Suivant l'usage liturgique, le cimetière touchait l'église. C'est là que fut construite, au Xll° siècle, une lanterne desmorts, transportée eu 1877 dans le cimetière actuel.
En 1564 il extstait une communauté de prétres dans l'églisede Beaumont, chargée du service paroissial. On possède ses statuls de 1625, qui sont ta reproduction de ceux qui lesavaient précédés. Les curés de cette paroisse dont les noms sont connus sont : Anne de Luchat, 1 170. — Guillaume Chou-neau, 1177. -- François DuchaslarA, 1530. François Es-clanches, 1591. — Gabriel Pasque!, 1614. — Antoine Pény)4621-1000, — Pierre Pény, 1680. — François Degas, 1681, .—Léon Bos, 1682. — Pierre Cartaud, 1740. — Léopard-AmableBoy, 1758• — Michel Fayol de La Rochelle, 1775. — Bernard Antoine Autourde, 1786.

Notre-Dame du Chalet ou du Chateau qui tut une chapelleannexe ou succursale et dont le curé prit possession en 1565,avait pour fête patronale l'Assomption (le la sainte Vierge.Trois vicairies se trouvaient dans dans cette église :
- Une fondée par N... Mourin, sieur de Chastres existait en 1625 àl'autel de saint Jacques. Le prieur de Felletin conférait letitre de yicaire, en 1597, au sujet nommé par N Barre, sieurde !Javan, comme sieur de Chartres.
- Une autre, dite de Saint-Claude, était à l'autel de saintMichel en 1470.* Le prieur de Felletin ct;nférait et les sujets'laient nommés par Tixier, marchand, en 1592. Laurentfixier, écuyer, sieur du Bost, ancien gendarme de la gardeeu 1709; Tixier, sieur de Bose, bourgeois du bourg de Belle ehassaigne, fils aîné d'antre Texier ($ti”, sieur du Bose et defeue Françoise de Prical de Cernv, ayec l'agrément de Baudonsieur de La Borie, son beau-père, eu 17:59.
- Une troisième fondée par N.'.. Danval à l'autel de saintMichel, Danval y nommait en 165.Cette église, batie en li78 arec les débris de l'ancien cha teau de La 'four, doit son surnom à cette circonstance. El!e est aujourd'hui-le siège (le la confrérie de Notre Dame de la première communion.

L'Hôtel-Dieu, appelé aussi Aumonerie, hôpital de la yillede Felletin, fut fondé par vénérable Pierre Jagot, recteur dudit hôpital, auquel les consuls confirment le titre de fonda teur, par un acte consulaire du .25 juin. 1393. Il v avait unevicairie perpétuelle sous le patronage de' saint Alexis, jadissaint Michel. En 1476, l'évoque Limoges v nommait et leprieur de Felletin conférait. Les consuls nommèrent en 15971628, 1742, 1749.L'hôpital vieux avait une chapelle dont la fète pa'ronaleétait l'Assomption de la sainte Vierge.
La compagnie desPénitents blancs s'y établit en 1617.

Crozelat était une chapelle dédiée à sainte Croix. La corn pagnie des Pénitents noirs érigée en 1606 dans l'église deBeaumont s'y établit en 1635, en ce qu'il n'y aurait tronc, ta-bernacle, ni confessional, et qu'il n'y serait,. fait aucune foilction au préjudice des droits du curé.
Le petit séminaire ou collège de Felletin, qui succéda pro Iablement aux écoles que le clergé avait dans cette ville, futfondé le 15 février 1589 par a vénérable peNonneFrançois Durand, prétre de la communauté. au Moustier de Felletin, pour effectuer le désir qu'il dit avoir de longtemps eu en ce que la jeunesse de cette ville de Felletin et d'autres lieux circonvoisins fust instruite aux bonnes lettres, Ce collège aura trois régents jésuites, ou au défaut d'eux, autres per¬sonnes capables de la religion catholique, romaine et aposto¬lique, pour enseigner la jeunesse ès-grammaire, rhétorique et autres bonnes lettres Il fit cette fondation avec :e con¬cours des habitants. En 1622, Claude Durand, docteur en Sorbonne, chanoine et pénitencier de Saint-Malo, légua à la yille pour y établir le collège, un immeuble composé de plu¬sieurs bâtiments et d'une vaste étendue de terrain près de l'église du château. C'est en ce lieu qu'on été reconstruits de 1821 à 1835 les vastes bâtiments de ce séminaire toujours prospère et la .gloire de la ville de Felletin.

Les soeurs de l'instruction chrétienne, établies en 1693 par Murs Françoise Feydeaux et,Madeleine Giry, remplirent leur sainte mission avec le consentement et l'approbation de Monseigneur l'Évêque de Limoges jusqu'à la Révolution, qui les arracha au lit des malades et à la classe des enfants du peu¬ple pour les enfermer dans le château d'Arfeuille transformé en prison. Quand les mauvais jours furent passés, les classes se réouvrirent, et elles trouvèrent une nouvelle fondatrice dans Mn° Gipoulon. Depuis elle n'ont cessé de se dévouer pour l'instruction des jeunes filles sous le nom de soeur de Saint-Roch et sont actuellement établies dans huit paroisses : Feule-tin, 1802, Aubusson, 1818, Crocq, 1849, Chénérailles, 1852, Monteil-au-Vicomte, 1852, Coussac-Bonneval, 1855, Jarua¬ges, 1856, Boussac, 1857 et Genouilhac, 1869.On a fait justice des origines fabuleuses de la ville de l'elle¬tin. Si on ne trouve de preuves certaines de son existence qu'à partir de la fondation de son prieuré vers 1122, époque où il fut doté par les seigneurs de Felletin, de Saint-Julien, d'Aubusson et de Chambon, il faut cependant placer son ori¬gine au delà de cette date.

Bâtie sur la rive droite de la Creuse, sur la route et à égale distance de Limoges à Clermont, route aussi de Bordeaux à Lyon, cette ville,
au XIV° siècle, était devenue importante par sa population et son commerce; elle prétendait même au titre de capitale de la Marche.
Elle faisait entre autre, un grand commerce de bestiaux et de draps. Les lettres patentes de Charles IX, en 1561, disent en effet :
« Attendu que la dite ville est des plus marchandes de tout notre dit pays de la Marche, et où s'assemble plusieurs marchands de tout notre royaume, et autres étrangers, dont le commerce et trafic de marchandises y est gardé autant ou plus qu'en plusieurs autres villes... »
En 1228 la ville de Felletin fut éprouvée par un vaste incendie.
En 1248, un accident semblable la ruina de fond en comble, mais elle se releva promptement grâce à son active industrie.
En 1285, Simon de Beaulieu, archevêque de Bourges, pendant la yisite qu'il fit à Felletin, y dit la messe pontificalement avec le pallium,
ordonna des acolytes, donna la confirmation et la tonsure.
En 1300, Felletin reçu une charte d'affranchissement d'Alengarde, fille de Guy II, vicomte d'Aubusson, héritière des droits de son père sur la ville qu'elle affranchissait.
Le tribunal consulaire fut établi à Felletin par lettres patentes de Charles IX en juin 1567.
Dès le XIV° siècle, on trouvait dans cette ville des manufactures de tapis, qui semblent être la suite de la fabrication des draps qui y prospérait. Comme à Aubusson, ces fabriques de tapis devinrent célèbres au XV° siècle.
En 1576, les calvinistes, ayant à leur tête un capitaine du pays nommé Laborde, qui avait au-dessous de lui deux capitaines d'arquebusiers, s'emparèrent de la ville de Felletin Où ils dominèrent jusqu'en 1580.

Les armes de Felletin reproduites dans le sceau des consuls sur des actes de 1591 et 1676, sont :
d'argent à la croix ancrée de gueules, avec la devise : In hoc signo vinces.
D'Hozier ne les ayant pas reçues pour l'armorial général de France, lui donna les suivantes reproduites depuis plusieurs fois, mais qui sont purement fantaisistes : d'or à trois fasces de gueules, celle du milieu chargée de trois feuilles de laurier d'argent.
Felletin était le siège d'une châtellenie royale, qui ressortissait de la sénéchaussée de la Haute-Marche fixée à Guéret par édit de François 1er, de mars 1514. Ses limites étaient en 1679, à l'Orient, les tennements de Rase, Gouleyroux et Babouteix ; au Midi, les Fayes,
le Mas-Bordessoule, et le tennement de Beauvais; à l'Occident, le tennement de La Chassaigne, de Laubard et du Cros-la-Saigne ;
au Septentrion, les tennements de Loulia, des Bussières, du Cros-Burtaud et d'Arfeuille. En 1686, le 14 juin, un échange fut fait entre Louis XIV et le duc de La Feuillade : ce dernier cédait au roi la terre de Saint-Cyr avec ses dépendances, et recevait en retour la vicomté d'Aubusson et Masvaudier, les châtellenies de Feuletin, Ahun, Chénerailles, Jarnages et Drouille dans la Marche,
plus la châtellenie de Servières, dans le Forez.
On trouvera dans l'histoire de Felletin aux XII° et XVIII° siècles, par M. Pataux (Limoges, Vve Ducourtieux, 1880 in-8° de 400 pages), de nombreux renseignements qui ne peuvent pas prendre place dans ces simples notes. Un dolmen existe à 1,500 mètres de la ville de Felletin, près et à gauche de l'ancienne route de Crocq. Il est en granit à un seul mica et repose sur une roche schisteuse traversée de filons de ce granit.
Sa forme est rectangulaire, six supports, trois au Nord, un à l'Ouest, deux au Sud, le côté Est restant ouvert. Sa table mesure 3m, 25 de longueur, sur 2 mètres de largeur au Sud et 1m,15 au Nord. Quatre pierres formant sièges sont adossées aux parois intérieures de ce dolmen ; deux pierres semblables sont placées contre la tranche des supports de l'entrée ; enfin une rangée de blocs pareils entoure complètement l'extérieur. Ces pierres qui originairement ne faisaient pas partie de ce dolmen auraient été placées vers 1771 par le président de Saint-Fargeau, exilé alors à Felletin. C'est lui aussi qui aurait donné à ce monument le nom de Cabane de César, sous lequel on le désigne. aujourd'hui, pendant que les habitants de la campagne le désignent sous celui de Cabane des Fées. (P. de Cessac. Monuments mégalitiques de la Creuse, p. 8).

Les villages de cette commune, sont :
Arfeuille, château de la famille Mourin d'Arfeuille, dont les armes sont : d'azur à trois étoiles d'or 2 et 1 et une fleur de lis aussi d'or au centre.
La Barge. Cros la Sagne. Moulin Nardonnet.
La Borie. La Faye-Haute. La Papeterie.
Bort-les-Combes. La Faye-Basse. La Pomme.
Les Combes. Les Granges. La Sagne ou La Saigne.
La Croix-Blanche. Lavaud. La Salle.
Cros Burtaud. Moulin d'Arfeuille. La Raze.